Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 16:29

 

En Crète, Edouard prit de belles photos du site et de retour au foyer, je revis une émission d'Arte, dans la série « Aventure humaine» enregistrée le 25 août 2007 «La civilisation engloutie». Ce documentaire exceptionnel est signé par Harvey Lilley.

Cliquer sur les liens qui suivent afin d'écouter le documentaire d'Arte par phase de dix minutes  

 

http://www.dailymotion.com/video/xd3qyg_la-civilisation-engloutie-minoenne_webcam#rel-page-8 (première partie dix minutes)

 

http://www.dailymotion.com/video/xd3qo7_la-civilisation-engloutie-minoenne_webcam#rel-page-6

(Deuxième partie dix minutes)

 

http://www.dailymotion.com/video/xd3q2d_la-civilisation-engloutie-minoenne_webcam   (Sandy Mac Guillyvray- Partie III dix minutes)

 

http://www.dailymotion.com/video/xd3pnj_la-civilisation-engloutie-minoenne_webcam#rel-page-3  (Partie IV dix minutes)

 

http://www.dailymotion.com/video/xd3p6c_la-civilisation-engloutie-minoenne_webcam#rel-page-2 (Partie V dix minutes)

 

En 2001, un Américain canadien,  Sandy MacGillivray  travaillait depuis vingt ans sur la disparition de la civilisation minoenne en Crète. Après visualisation du documentaire, l'impression que toute la mythologie s'est déroulée en Crète prédomine. Ceci est un avis personnel.

 

Platon   a raconté l'histoire de l'Atlantide, cette civilisation extraordinaire qui avait disparue suite à un tremblement de terre. Bien sûr, son histoire a fait couler beaucoup d'encre et je me souviens avoir lu un livre éponyme quand j'avais juste 25 ans !

 

Les archéologues situent l'Atlantide sur l'île de Santorin qui est à trente kilomètres au Nord de Knossos. Lors du tremblement de terre, la lave en fusion se mêla aux eaux froides de la mer Egée, creusant un immense trou béant au cœur de l'île de Santorin, appelé Caldeira.

 

La Crète est une île qui mesure 250 km de longueur et 12 à 60 kilomètres de largeur.  

 

Des archéologues de différents pays furent mandatés afin d'étudier les raisons qui ont conduit la civilisation minoenne à disparaître.

 

Sur l'île de Santorin, les strates d'une falaise haute de 60 mètres furent étudiées en laboratoire. Il y avait dans la première couche  de la pierre ponce issus du magma refroidi. La deuxième couche était les restes d'une coulée pyroclastique, mélange de gaz, de vapeur d'eau, de particules solides. La troisième était composée également sédiment pyroclastique et la quatrième strate était constituée d'une formation de débris divers : mur de maison, corne d'animaux, ferrailles, coquillages...  

 

Des débris identiques ont été retrouvés dans la mer noire ! A ce moment, l'idée que l'Atlantide et la civilisation minoenne engloutie était le résultat des mêmes tremblements de terre successifs, fomenta dans l'esprit de Sandy  MacGillivray et les autres archéologues, leur rappelant l'atroce éruption du Krakatoa survenue en 1883 qui fut une éruption volcanique cataclysmique qui changea la physionomie du Krakatoa, un volcan gris d'Indonésie...

 

Ils effectuèrent alors à différents endroit de Crète des prélèvements de strates, notamment à Malia, Cnossos et Paleskastro, distant d'une cinquantaine de kilomètres afin d'évaluer l'ampleur de la vague... Ils mirent au point un programme informatique en fonction de données réelles pouvant établir la puissance, la hauteur et le développement du Tsunami.

 

Pour appuyer leur hypothèse, ils ont saisi à cinq mètre au-dessus du sol, près de Cnossos des strates de graviers, de la corne de bovin. En laboratoire une spécialiste avait conservé depuis vingt ans des débris prélevés à Paleskastro sur la côte Est de la Crète. Elle trouva sur les derniers prélèvements des Foraminifères vivants dans des eaux profondes (espèces benthiques) à l'époque où ils vivaient.  

 

Plus de doute, les archéologues Hendrix Brunts et Sandy MacGillivray détenaient la preuve scientifique que le prélèvement  de bovin, les coquillages trouvés à 31,36 mètres au-dessus du niveau de la mer, sur une colline derrière une villa près de Cnossos délivraient un âge radiocarbone similaire à la pierre ponce trouvée sur l'île de Santorin.

 

Le logiciel fournit alors le scénario réel de la destruction de l'Atlantide et de plusieurs villes de Crète : trois séries de vagues, estimées au moins à cinquante kilomètres de long et vingt mètres de haut ont tout submergé sur les rivages de la Crète et  l'île de Santorin.

 

La série de vagues fut espacée de 33 minutes pour la première, de 46 minutes pour la seconde et la troisième apparut 30 minutes plus tard. De moindre intensité, cette dernière dut néanmoins être encore plus meurtrière, car les survivants qui portèrent secours aux blessés furent à leurs tours arasés, finissant en quelque sorte le travail... C'était en 1450 avant JC.

 

Pourtant, des Minoens ont survécu à la catastrophe, notamment ceux qui vivaient à l'intérieur des terres. Ces derniers, très affaiblis, privés d'une flotte qui  jadis, était puissante, protégeant leurs villes bâties au bord de la mer, sans fortifications. Des cimetières d'hommes jeunes, grands et forts, des armes aussi  ont été mis au jour à «La Canée» proche de Hania (à l'Ouest de l'île) ainsi qu'à Cnossos et au Péloponnèse. Ceci ne correspond guère au type minoen de petite taille, trapu. Il semblerait que des Mycéniens aient profité de la faiblesse des Crétois pour les envahir par la force. Ces Grecs ont échappé au Tsunami étant plus au Nord de la carte.

 La Crète est au Sud de la carte

  

 Les mycéniens, anciens grecs, ont trouvé sur la route royale conduisant au Temple de Cnossos, des restes humains coupé en quartier. Les Minoens étaient donc «anthropophage» ce qui effraya les envahisseurs Grecs, et ceci  inspira certainement à Platon la légende du Minotaure...

 

 

Notons également, que les archéologues affirment que le Palais de Cnossos n'était pas un endroit où vivait des Minoens, que font-ils des chambres (??) mais un temple orienté en fonction du calendrier lunaire et solaire à l'image des temples égyptiens. Ce temple fut élevé afin d'être protégé des dieux, leur offrant en sacrifice de nombreux animaux,...  

 

Nous quittâmes le site de Cnossos quasiment  bouleversés d'avoir foulée et vu d'aussi près un site renfermant ce qui n'était encore hier, que légendes !

 

A Cnossos, en Crète, la fiction avait rejoint la réalité.  Tout ceci m'imprégna au point d'approfondir au mieux, l'histoire des Crétois ayant subi de nombreuses occupations jusqu'au régime des colonels, qui évincé, libéra pour longtemps, espérons-le, un peuple méritant et courageux. Le charme de ces ports tout blanc, la mer omniprésente, le soleil brûlant de mille feux ont fini de me séduire. En racontant leur histoire, je souhaite redonner vie à un peuple qui force l'admiration. 

 

Fin



Par anygold - Publié dans : Voyages
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 21:50

 

Dimanche 5 juin 2011 -  dix heures,  nous  voilà dans la Xsara via l’aéroport d’Orlys (Orly sud) parking 7. Edouard avait réservé une place sur internet. Il a réglé deux semaines de stationnement, cent trente euros. Une navette arrive  et aussitôt nous pénétrons porte G.

 

Malgré l’heure matinale, nombreux sont ceux qui partent, arrivent gesticulant, parlant. Au cœur de cet imbroglio taxis, enfants, jeunes gens, personnes âgées poursuit un but, inconnu des autres.

 

Nous nous dirigeons alors au premier niveau afin de retirer les billets au comptoir  «Thomas Cook». La jeune femme blonde est agréable, souriante, indiquant que l’enregistrement n’ouvrira qu’à midi quinze du guichet 24 au 26. À onze heures vingt, celui qui enregistre les bagages en partance pour Porto bat son plein ! Pourtant, les retardataires seront maintes fois rappeler au micro, aussi leur avion décollera-t-il avec trois quarts d’heure de retard…

 

De fait, la plupart des vols, ce dimanche 5 juin - en trois heures - ont quitté le tarmac trente, quarante minutes plus tard que l’horaire.

 

A chacun des vols retardés, de vagues excuses sont exprimés à l’ensemble des voyageurs sur le site ! Visiblement, autant le personnel de bord, que les employés au départ ne paraissent tenir compte de la gêne imposée aux candidats au farniente, considérés comme des objets insignifiants. Pourtant, s’il n’y avait point de passagers, comment ce petit monde survivrait-il ???

 

 

Pour l’heure, nous sommes porte G, au rez-de-chaussée, au cœur d’une pénombre certainement volontaire, attendant l’ouverture des comptoirs via Rhodes.

 

A midi, nous commençons l’attente devant l’enregistrement encore fermé et constatons que le personnel est d’origine Maghrébine. Toutefois, réjouissons-nous de les voir enfin,  au travail…

 

Dix minutes plus tard, j’ose demander si quelqu’un arrivera au guichet 23 et c’est à peine si j’entends dans un balbutiement «oui» quand une jeune femme ouvre aussitôt. Cette dernière paraît enrhumée, commençant par souffler fort dans un mouchoir.

 

Aucune réponse au «bonjour» la voilà demandant de présenter passeports ou  cartes d’identité. Je formule le vœu d’être à l’avant de l’appareil, de répondre :

 

«Oui, mais d’abord mettez les valises sur le tapis roulant !» le ton sec.  J’exécute les ordres, puis la dame «oublie» de répondre au salut  collégial que nous lui adressons… A ce moment, j’interroge Edouard :

 

«Penses-tu qu’il s’agit d’une beurette ?». Il répond par l’affirmative.

 

«Franchement, elle n’a rien à faire ici. Si elle n’est point heureuse de travailler un dimanche, qu’elle reste à la maison. Beaucoup  de femmes seraient heureuses de prendre sa place ! Non seulement Madame fait la «tronche» mais est carrément impolie. Il faudrait la placer à un guichet qui n’accueille point la clientèle. Si nous étions des «étrangers» que penseraient-ils de la France et des Français ?

 

«Chez un client, une «beurrette» s’est arrangée pour faire «virer» quatre salariées alors qu’elle, est toujours en place. Je l’ai dit à la responsable qui en tiendra compte s’il y a un nouvel incident.»

 

Nous montons au premier afin d’attendre l’affichage de notre vol, ainsi que le numéro de la porte.

 

 

Fujifilm AG 2028

 

En attendant, nous nous installons à la table d’un grand café afin d’avaler nos sandwichs.

 

 

Fujifilm AG 2025

 

Enfin, nous nous rendons à la porte de départ, où règne un bruit incroyable.

 

 

Fujifilm AG 2030

 

Il s’agit d’un vol Transavia qui est une compagnie Low Cost d’Air France-KLM. Tristement la climatisation est intermittente : dix minutes de fonctionnement pour vingt de chaleur… Le vol pour Toulouse affiche quarante-cinq minutes de retard, autant que celui via Porto…

 

L’embarquement du nôtre en aura trente. Après l’attente, le personnel presse les voyageurs exigeant de mettre le turbo !

 

 

Fujifilm AG 2032

 

Aussitôt, le coucou volant est rempli de passagers et le retard sera conservé. Rien n’est offert sur le Boeing 747 – 800, puisque tout est payant : boissons, sandwichs et autres articles.

 

 

Fujifilm AG 2034 – L’intérieur du vol Transavia -

 

Le bel oiseau grimpe à une vitesse vertigineuse jusqu’à onze mille mètres d’altitude. A l’extérieur la température est de moins cinquante-trois degrés Celsius. Nous survolons déjà le Nord de l’Allemagne puis le Nord de l’Italie, l’Albanie via Rhodes par bonheur, sans escale.

 

 

Fujifilm AG 2038 – Prise depuis le hublot -

 

Trois heures trente de vol, plus une heure de décalage horaire, nous atterrissons à 19h45, pour un départ d’Orlys à 15h15.

 

 

Fujifilm AG 2042 – Descente ventée, au sein d’une certaine chaleur

 

 

Fujifilm AG 2043 – Le bus emprunté pour deux minutes à peine -

 

Il y a un cafouillage incroyable dans l’aérogare de Rhodes car plusieurs vols sont arrivés simultanément.

 

 

Fujifilm AG 2046

 

 

Fujifilm AG 2047 – devant le tableau des arrivées… -

 

Le numéro des tapis apparaît pour tous les vols, excepté le nôtre ! Des Français filent vers d’autres tapis puisque le tableau général demeure muet. Enfin, l’idée de suivre un groupe rejoignant le numéro 1, proche de la sortie, débloque la situation car la petite valise noire portant notre nom semble tristounette sur un tapis vide ! Edouard arrive, saisissant aussitôt le second bagage.

 

Dehors, une foule de voyagistes tend un panneau précisant le nom d’un hôtel.

 

Nous nous dirigeons alors, devant le comptoir Thomas Cook où «Guillaume» note deux arrivants sur une liste, précisant que c’est le bus numéro 27 qui nous emportera au Mareblue Lindos Bay.  

 

 

Fujifilm AG 2048

 

Là, une longue attente commence, car quatre passagers manquent à l’appel. Une sexagénaire insouciante rejoint l’engin quarante minutes plus tard, et un jeune couple la suit de près : il n’a pas trouvé le bus !

 

Quand la montre indique vingt et une heure, nous n’avons plus la moindre goutte d’eau à boire, ni une miette à grignoter…

 

Enfin le manager apparaît et se met tranquillement à répondre aux questions des uns, des autres, alors qu’il y a une heure de route avant de rejoindre l’hôtel !!! Je commence à rouspéter à haute voix,  et bientôt l’accompagnatrice du manager annonce nos noms… nous descendrons donc,  les premiers !

 

Ouf, le bus démarre enfin et prend un envol impressionnant dans le noir complet, certainement en vue de réduire le temps du parcours.

 

 

Fujifilm AG 2050 – prise le lendemain sur les hauteurs – Au centre le Mareblue dans la baie de Lindos - 

 

 

 

Fujifilm AG 2319 – Prise de jour -

 

 

Nous récupérons les valises devant l’hôtel, à…  vingt-deux heures.

 

  

 

Fujifilm AG 2320

 

Bien que nous espérions dîner, le réceptionniste qui a pourtant enregistré les  vouchers prétend que nous n’avons le droit qu’à une demi-pension, alors que nous avons réglé une pension complète ! Epuisée de fatigue, je renonce à parler anglais avec un Grec. Nous verrons bien demain.  Pensai-je

 

Un groom saisit mon bagage et nous voilà dans une magnifique chambre entièrement carrelée de marbre beige brillant de mille feux.

 

 

Fujifilm GG 42 – Prise quelques jours plus tard -

 

 

 

Fujifilm GG 41 -

 

Nous disposons d’une grande salle de bains, également carrelée de marbre, du sol au plafond.

 

 

 

Fujifilm GG 38

 

Les deux balcons ont vue sur le parking et la montagne. L’un d’eux est agrémenté d’une table et de deux chaises. De l’autre côté de l’immeuble, tout en longueur, les vacanciers ont une vue imprenable sur la mer… mais aussi le bruit, l’agitation.

 

Le lendemain, nous constatons qu’un chantier démarre sur la montagne, juste en face. Il s’agit des fondations d’une maison faisant partie d’un lotissement construit en espalier, dans la roche. La chaleur est telle, que la climatisation ouverte, exige la fermeture des fenêtres, ce qui supprime complètement le bruit des engins de chantier. Quand nous rentrerons de la plage, le calme serait revenu.

 

Pour le moment, une bouteille d’eau minérale nous est offerte ainsi que  deux pommes, un kiwi, une orange alors que nous avons réglé la journée entière !!!! Nous nous contentons de cela et buvons en plus, une bière et un bidon d’orangeade chacun, qui nous serons facturés six euros, au moment du check-out, à la fin du séjour.  

 

Le Mareblue Lindos Bay comporte 205 chambres, une plage privée, un terrain de tennis, une piscine couverte, un hammam et un sauna. Le Spa dans cet Etablissement quatre étoiles propose salles de massage, soins du corps, de beauté.

 

Lundi 6 juin 2011

 

Ce premier jour, nous découvrons notre environnement qui est, je crois idyllique.

 

Le restaurant et sa terrasse,

 

 

Fujifilm AG 2324 – L’entrée -

 

 

Fujifilm AG 2326 – Les buffets, les tables dressées de nappes blanches.

 

 

 

Fujifilm AG 2328 – La terrasse devant la piscine  -

 

 

 

Fujifilm AG 2055 – La piscine, au loin l’horizon !

 

 

 

Fujifilm GG 47 – La plage et ses gros galets – Impossible de fouler la plage sans chaussures adaptées -  

 

Avant de réserver deux transats, nous avons réglé à l’accueil avec une jeune femme grecque parlant un Français parfait, le détail de la pension de complète :

 

«Vous dîtes avoir payé une pension complète, mais quelle preuve avez-vous ?» J’interroge Edouard du regard, lequel a préparé ce voyage.

 

«Hier soir, j’ai fourni le voucher au réceptionniste. C’est là, qu’est indiqué «pension-complète».  Dit-il

 

La jeune femme brune au regard perçant, à peine maquillée et guère attirante regarde sur l’ordinateur et approuve d’un hochement de tête.

 

«D’accord. Je vais vous donner une carte portant vos coordonnées, le numéro de votre chambre. Vous pourrez déjeuner au restaurant de la plage, situé juste après la piscine. Cependant, je vous demanderais la plus grande discrétion, car la plupart des clients règle leurs repas.»  

 

 

 

Fujifilm GG 50 – Le restaurant de la plage, tenue exclusivement par des grecs qui ne parlaient point d’autre langue -

 

«Est-ce que l’eau est potable au robinet de la chambre, s’il vous plaît ? Car j’ai regardé le tarif des boissons qui paraît exorbitant ! Six euros un verre de bière locale, quatre cinquante une bouteille d’eau minérale locale…»  

 

«L’eau n’est pas mauvaise, mais il est préférable de s’hydrater avec de l’eau en bouteille.» Dit-elle

 

«Est-ce que autochtones font cela ici ?» Insistai-je

 

«La plupart… Vous avez aussi un bus qui passe devant l’hôtel tous les jours, emportant les touristes au village de Lindos situé à un kilomètre et demi de l’hôtel. Il y a également sur la nationale, là-haut, un  grand supermarché et un autre arrêt de bus conduisant à Rhodes, la capitale. Voici, les horaires… » Acheva-t-elle oubliant le sourire.

 

Plus loin, nous croisons Guillaume demandant d’assister à la réunion d’information à quinze heures trente, dans la salle de conférence proche du centre de soins.

 

Cet homme de petite taille, blondinet sympathique, souriant et toujours à l’écoute, a été recruté par Thomas Cook et vit neuf mois sur douze sur l’île de Rhodes. Ce dernier est là pour vendre des visites aux vacanciers, mais cette fois, je ne veux rien dépenser de plus, pas même les boissons qui sont en supplément au restaurant...

 

Ceci créera évidemment, un froid, entre le personnel et nous, mais tant pis. Le calcul fait, nous aurions dépensé cent soixante euros en quinze jours.

 

En revanche, le chef de rang du restaurant refusa la bouteille d’Evian sur la table, laquelle était pourtant remplie d’une eau minérale locale… Donc, nous buvions après le repas, en promenade de digestion au bord de la plage, ou posés sous un dais de toute beauté.

 

 

 

Fujifilm AG 2133 - Observer le restaurant de la plage, derrière -

 

 

En début d’après-midi, alors que le soleil tapait fort, nous décidons de gravir la longue montée conduisant à la supérette et j’eus l’envie de fixer ces instants :

 

 

 

Fujifilm AG 2051 -

 

 

 

Fujifilm AG 2052

 

 

 

Fujifilm AG 2054 – Quelques immeubles au milieu de nulle part !

 

Ecarlates, nous parvenons au supermarché et saisissons aussitôt un pack d’eau. Franchement, il m’était difficile d’imaginer de descendre sous ce soleil de plomb. Sur le retour, une voiture rouge arrive et sans m’en rendre compte, la main se leva.

 

Une charmante conductrice Grec, parlant couramment le Français nous prit en charge gentiment, avec le pack d’eau. La minute du parcours, nous avions échangé quelques idées et la jolie brune nous déposa juste devant l’hôtel !   C’était une aubaine et un très agréable souvenir.

 

«Edouard, nous ne retournerons plus sur la nationale. Tu as vu en passant, la supérette au bout du chemin, tout à côté de l’hôtel ?»

 

«Oui. Je crois que le gérant du supermarché est de ses amis... »

 

«Probablement. Maintenant que nous avons à boire, allons à la réunion, ensuite sera une tête dans l’eau claire !»

 

 

Ce premier jour, nous avons pénétré qu’il n’y aurait rien à faire d’autre ici, que le farniente sur la plage. Pourtant, Guillaume a précisé, que  le Mareblue est le plus bel hôtel de la côte Est. Tant mieux pour nous !

 

De fait, nous emprunterons deux fois le bus qui passe devant l’hôtel vers dix heures afin de visiter le village de Lindos, de prendre un bain de foule. La dernière semaine nous irons sur la nationale emprunter un car couvrant les cinquante kilomètres conduisant au Nord de l’île, à Rhodes, la capitale.

 

 

 

 

Un peu d’histoire

 

La plus grande île du Dodécanèse

 

 

 

… qui est un archipel baignant dans la mer Egée et composé de douze îles. Rhodes est la troisième île de Grèce par sa taille (1404 km2).

 

 

Sa position stratégique, face à la Turquie - en fait une cible intéressante pour les visiteurs survolant les traces des siècles d’occupation, bien qu’elle fût rattachée  à la Grèce en 1948 devenant ainsi, une démocratie.

  

 

Dans la Grèce Antique, Rodhes fut un lieu de villégiature pour les riches Romains. Au Moyen Age, elle passa sous la domination des Chevaliers de Malte, puis sous celle des ottomans avant de revenir à la Grèce. Ainsi, Rhodes est connue aussi bien par ses plages, ses montagnes, la richesse de son histoire liée à l’architecture des vestiges mis au jour.

 

L’île attire chaque année une foule de touristes. C’est bien sûr la vieille ville de Rhodes, bâtie sous le règne des chevaliers de l'ordre de Saint-Jean qui est entourée de remparts datant du XIVème siècle, emportant la palme d’or.

 

A l’image des cités bordant la méditerranée, l’île a été tout au long de son histoire envahit et occupée.

 

Pour lire la totalité de l’histoire de la Grèce, cliquez sur ce lien

 

 

"Vers le rassemblement de tous les Grecs" (Extrait du site Hérode.net)

 

Georges 1er obtient de l'Angleterre la cession des îles Ioniennes dès 1863 (beau cadeau d'avènement). En 1881, la conférence de Constantinople lui accorde une petite partie de l'Épire et la Thessalie. Il a beaucoup plus de difficultés à obtenir la Crète. C'est son dernier chef de gouvernement, le Crétois Éleuthérios Venizélos, qui va en faire son affaire.

 

Cet ardent militant du panhellénisme (le rassemblement de tous les Grecs) appelle les troupes grecques à occuper son île le 21 janvier 1897. Mais, sous la pression des grandes puissances, Athènes doit finalement lâcher prise.

 

Le gouvernement tente de se consoler en envahissant l'Épire. Mal lui en prend. Son armée est brutalement défaite par les Turcs à Domokos et refoulée. Les grandes puissances interviennent cette fois pour lui sauver la mise.

 

 

La Grèce, confrontée par ailleurs à une grave crise économique et sociale, se déclare en faillite la même année. C'est la première faillite de son Histoire ; ce ne sera pas la dernière.

 

Cependant, les militaires et les nationalistes, qui voient en Venizélos leur héros, plaident pour sa nomination à la tête du gouvernement.

 

Premier ministre en octobre 1910, il entame contre la Turquie une première guerre balkanique deux ans plus tard. Elle lui permet de récupérer enfin la Crète au traité de Londres, le 30 mai 1913, quelques mois après l'assassinat du roi Georges 1er et l'accession au trône de son fils Constantin 1er.

 

Une seconde guerre balkanique vaut à la Grèce d'enlever à la Bulgarie une partie de la Macédoine et d'obtenir aussi Salonique et la Thrace occidentale.

 

Quand survient la Grande Guerre, la tension est à son comble. Le roi, beau-frère de l'empereur allemand Guillaume II, voudrait engager son pays à ses côtés. Venizélos, désireux de gains territoriaux, veut quant à lui l'engager contre la Turquie, autrement dit aux côtés de la France et l'Angleterre.

 

En octobre 1915, Venizélos encourage secrètement les Alliés à débarquer à Salonique après leur échec des Dardanelles. Le roi, mécontent, le renvoie. C'est la rupture. Venizélos établit un gouvernement rebelle en Crète puis à Salonique, auprès des Alliés.

 

Le général Sarrail, qui commande l'armée d'Orient, fait débarquer des fusiliers marins au Pirée, le port d'Athènes, et exige le départ du roi. Celui-ci abdique le 12 juin 1917 au profit de son deuxième fils Alexandre (22 ans).

 

Venizélos, de retour à Athènes en juin 1917, déclare officiellement la guerre aux Puissances centrales. Cet engagement lui vaut, lors des négociations de paix, d'obtenir des gains territoriaux exorbitants. La Grèce se voit reconnaître par le traité de Sèvres toute la mer Égée, y compris la rive orientale et Smyrne.

 

C'est plus que n'en peuvent supporter les Turcs. Sous la direction de Moustafa Kémal, ils écrasent l'armée grecque, imposent l'armistice de Moudanya (11 octobre 1922) et obtiennent par le traité de Lausanne (24 juillet 1923) une complète révision du précédent traité.

 

Mais ils ne s'en tiennent pas là. Ils rejettent de l'autre côté de la mer Égée toutes les populations grecques, soit environ 1.300.000 personnes. En retour, quelques 300.000 Turcs quittent la Grèce pour la Turquie. Avec ce premier transfert de population de l'Histoire moderne, c'en est fini de trois millénaires de culture hellénique en Anatolie (la Turquie moderne).

 

Le temps des troubles

 

Quatre guerres contre la Turquie (1897, 1912, 1913 et 1920) s'achèvent sur un désastre. La Grèce entre dès lors dans une crise aigüe, tant du fait des difficultés militaires que des difficultés intérieures : accueil des réfugiés, déliquescence (affaiblissement) de l'administration et des finances publiques.

 

Le 15 octobre 1920, le jeune Alexandre 1er meurt accidentellement des suites de la morsure d'un singe.

 

Un mois plus tard, le 14 novembre 1920, les déboires militaires en Anatolie valent une déroute électorale au parti de Venizélos et un référendum populaire rappelle le germanophile Constantin sur le trône. Mais les militaires obtiennent son abdication définitive après l'armistice de Moudanya, qu'ils ne lui pardonnent pas. Constantin suit Venizélos sur les routes de l'exil et laisse le trône à son fils aîné Georges II.

 

En décembre 1923, retournement de situation : les vénizélistes contraignent le roi Georges II à abdiquer à son tour. En mars suivant est instaurée la Seconde République (après celle de 1830).

 

L'inusable Venizélos retrouve son poste de Premier ministre en 1928. Désormais soucieux d'étouffer les conflits potentiels, il se rapproche de l'Italie de Mussolini comme de la Yougoslavie d'Alexandre 1er.

 

Ses efforts n'ont pas le temps de porter leurs fruits. La Grèce, fragile et pauvre, est frappée de plein fouet par la crise économique consécutive au krach de Wall Street (octobre 1929).

 

Un référendum, en novembre 1935, replace sur le trône Georges II. Mais cela ne règle rien et, le 4 août 1936, le général Ioannis Metaxàs s'empare du pouvoir. Admirateur de Mussolini, il exerce une dictature du même type sous l'égide de la couronne et avec un large soutien populaire.

 

Il n'en est pas moins affecté quand l'Italie envahit l'Albanie en 1939. Se sentant désormais menacé, il resserre les liens de la Grèce avec ses voisins balkaniques. Quand éclate la Seconde Guerre mondiale, il s'efforce de maintenir son pays dans la neutralité. Mais un ultimatum italien du 28 octobre 1940 vient bouleverser ses calculs. À cet ultimatum, Metaxàs répond fermement «Ochi» («non»).

 

Le petit royaume est aussitôt envahi par les troupes italiennes. À la surprise générale, les Grecs résistent avec une âpreté étonnante à l'invasion et parviennent à repousser les Italiens en s'appuyant sur les fortifications frontalières de la «ligne Metaxàs» ! Mussolini, de dépit, appelle à la rescousse son allié Hitler.

 

La Wehrmacht envahit le pays le 6 avril 1941. Deux mouvements de résistance au nazisme, bientôt antagonistes, se mettent en place : l'EAM-EAS communiste et l'EDES monarchiste.

 

Après une longue résistance qui se poursuit jusqu'en Crète, tout le pays est finalement occupé et dépecé. La famine ravage le pays, causant pas moins de 300.000 victimes. Comble de l'horreur, de nombreux juifs sont déportés et l'importante communauté israélite de Salonique exterminée.

 

Quand arrive l'heure de la Libération, en 1944, d'autres épreuves attendent les Grecs, non moins atroces, avec une guerre civile entre les deux mouvements de résistance, communistes d'un côté, royalistes pro-occidentaux de l'autre. Elle ne va prendre fin qu'en octobre 1949, faute de combattants.

 

Le temps des déconvenues

 

La paix, enfin ! Sous le règne de Paul 1er, qui a succédé à son frère Georges II le 1er avril 1947, la Grèce entreprend sa reconstruction. Tout est à faire ou refaire. Elle bénéficie du plan Marshall.

 

Elle a aussi la satisfaction de recouvrer en 1948 les îles du Dodécanèse et Rhodes, cédées à l'Italie après la Première Guerre mondiale. Elle entre au Conseil de l'Europe en 1949 et dans l'OTAN en 1951. Le conservateur Constantin Caramanlis (ou Konstantin Karamanlis) accède en 1955 à la tête du gouvernement. Il est battu en 1963 par le chef de l'opposition de gauche Georges Papandréou (ou Papandhréou).

 

Le fils de celui-ci s'étant compromis avec une organisation d'extrême-gauche, en pleine guerre froide, il s'ensuit une crise politique. Elle débouche sur un coup d'État militaire le 21 avril 1967. Le monarque, selon une habitude bien enracinée, ne tarde pas à prendre le chemin de l'exil. Ce «régime des colonels» s'effondre suite à l'invasion inconsidérée de Chypre le 15 juillet 1974. L'aspect trouble de cette période a été illustrée par le film Z de Costa-Gavras (1969) qui raconte l'assassinat du député Gregoris Lambrakis en 1963.

 

Ce jour-là, avec la complicité des colonels qui exercent le pouvoir à Athènes, en Grèce, la Garde nationale cypriote fomente un coup d'État contre le président Makarios et tente de réaliser l'Enosis (rattachement de l'île à la «mère-patrie»). L'armée turque, prétextant une menace pour les habitants turcophones, envahit aussitôt le nord de l'île. Depuis cette date, les deux communautés vivent séparées, de part et d'autre d'une «ligne verte».

 

Déconsidérés, les colonels remettent le pouvoir aux civils et, le 24 juillet 1974, Constantin Caramanlis reprend la tête du gouvernement. La monarchie est définitivement abolie par le référendum du 8 décembre 1974. Depuis lors, le pouvoir est exercé en alternance par les deux grandes familles politiques du pays : les Caramanlis, chefs du parti conservateur Nouvelle Démocratie, et les Papandréou, chefs du parti socialiste Pasok.

 

Illusions européennes

 

Le 1er janvier 1981, la Grèce a pu fièrement entrer dans la Communauté économique européenne (aujourd'hui l'Union européenne), en dépit d'une économie fragile et pauvre. «On ne ferme pas la porte à Aristote et Platon», aurait déclaré le président français Valéry Giscard d'Estaing.

 

Vingt ans plus tard, pour les mêmes raisons, avec la même indulgence de la part des dirigeants européens, elle a pu rejoindre la zone euro. Il ne s'est pas écoulé dix ans avant que n'éclate l'irréalisme de ces promotions prématurées.» Fin de citation

 

 

Suite à venir 

 

Par anygold - Publié dans : Voyages
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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 08:44

 

 

Klaus Barbie  - Samedi 14 janvier 2012 -

Barbie-copie-1.jpg  

Klaus Barbie (vidéo pluzz intégrale de l’émission) a été la terreur des détenus à la  prison de Montluc (voir la vidéo de l’inauguration au bas de l’article) à Lyon entre janvier 1943 et août 1944.  Il a  arrêté et fait torturer puis déporter des milliers de juifs, de résistants de la région lyonnaise.

Ensuite Klaus Barbie se réfugia en Allemagne où " Le boucher de Lyon" est mandaté par les services secrets américains alors que se dessine la guerre froide. A ce moment, une grande partie de l’Allemagne était occupée par les Américains, les Anglais, les Français, les canadiens, les Russes…

Après plusieurs demandes d’extradition de la France, ceux-ci favoriseront son exfiltration via une filière proche du Vatican, en 1951.

Installé ensuite en  Bolivie, à La Paz (vidéo de l’INA)  sous une nouvelle identité, Klaus Altmann donc, développe toutes sortes d’affaires mafieuses sans  n’être nullement inquiété. De fait, il s’est rapproché des dictateurs au pouvoir appréciant ses jugements, ses conseils, bénéficiant de la sorte d’une haute protection.  

Cependant, les époux Klarsfeld œuvrent en coulisse dès les années 1970 pour faire extrader le bourreau nazi, mais deux facteurs furent déterminants : l’intervention de Robert Badinter alors garde des Sceaux, auprès du président Mitterrand et le retour de la démocratie en Bolivie qui concrétisèrent  l’arrestation de Barbie.

En 1983, Ce dernier atterrit à l’aéroport du Bourget, dans le but d’être jugé pour crime contre l’humanité après 40 ans de fuite. Son procès s’ouvre le 11 mai 1987 devant la cour d’assises de Lyon et sera incarcéré, à la demande de Robert Badinter, à la prison de Montluc, là où des centaines d’innocents furent torturés.

Il demande à Jacques VERGÈS

 

  Jacques-Verges.1829878.jpg

 (vidéo INA) de le défendre, ce qui fut probablement le début d’une belle carrière d’avocat. Jacques Vergès obtint de la cour de justice que le détenu soit absent de son propre procès. De fait, quarante ans après les faits au regard de la loi française, le détenu n’a pas obligation d’être présent.  

C’est alors que commence le témoignage de dizaines de personnes torturées alors qu’il était responsable de la prison de Montluc. Un homme déclare à la barre «Heureusement que je  m’évanouissais pendant les passages à tabac…  mais je me souviens aussi des coups de bottes au visage qui me  ramenaient à la réalité… »  

Condamné à la réclusion à perpétuité le 3 juillet après un procès qui a duré deux mois, Barbie décède quatre ans plus tard d’un cancer.

Souvenons-nous qu’après 40 ans de fuite, il fut le premier criminel contre l’humanité à être jugé en France.

 

Merci à Laurent Delahousse et à son équipe qui permettent au travers de ce documentaire édifiant, de pénétrer combien les bourreaux d’hier ne manifestent aucun remords, se cachant simplement derrière des mots : c’était la guerre. Curieux visage que celui de Barbie, emprunt même d’une douceur ineffable.

 

D’une façon générale, ceux qui souffrent, ceux qui éprouvent du remord à l’égard d’autrui, ne sont point ceux qui donnent les coups, ni ceux qui infligent les humiliations mais vont à ceux qui les prennent  - physiquement- mentalement -  parce que la douleur laissent des traces  indélébiles dans la mémoire humaine.

 

FIN

 

P.S Pour voir, revoir l’émission  dans son intégralité cliquez sur ce lien :

  http://www.pluzz.fr/klaus-barbie-criminel-nazi-2012-01-10-20h35.html 

La première interview de Klaus Barbie à voir, revoir. Cliquez sur ce lien :

http://tele.premiere.fr/News-Videos/VIDEO-Un-jour-une-histoire-il-y-a-presque-30-ans-Klaus-Barbie-donnait-sa-premiere-interview-3074142

 

http://www.europe1.fr/Medias-Tele/Ladislas-de-Hoyos-est-mort-855585/     Ceci retrace l’interview de ayant provoqué l’arrestation de Klaus Barbie. Il nous a quitté ses jours-ci. 

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Par anygold - Publié dans : Economie-Politique
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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 11:25

 

 

Le gaz et l’huile de schiste, s’ils sont extraits de la roche à deux kilomètres de profondeur, remplaceront à terme, le pétrole. Ce sont donc, les compagnies pétrolières qui sont à l’origine de ce nouveau projet, tellement juteux pour les actionnaires de Total et autre compagnie pétrolière américaine, française, belge… .

 

Rappelons que le pétrole n’est point un carburant si coûteux, quand l’on sait qu’un plein de gazole par exemple, d’un montant de soixante euros, rapporte à l’Etat français trente euros en taxes diverses. Si vous réalisez qu’il y a peut être trente millions d’automobilistes, chaque plein rapporte en moyenne 900 milliards d’euros à l’état et les automobilistes font plusieurs pleins d’essence par mois, sans tenir compte des professionnels de la route ! Cliquez sur

 

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/14_DGITM_Prix_du_gazole_en_France_et_mecanisme_de_repercussion_4p_def_web.pdf   

 

Ou bien recopiez-le dans google, afin de lire le tableau des taxes édités par le gouvernement. S'il y a une page grise, réactivez-la en cliquant sur les deux  flèches vertes en haut de la page. 

 

Dans le but de mieux pénétrer les enjeux de l’extraction de l’huile et du gaz de schiste, l’émission intégrale de Mathieu Vidard est en lien ci-dessus. Cliquer sur le lien, puis sur l'émission éponyme du 6 mai 2011. 

 

L'écoute intégrale de l’émission permet de mieux comprenre tous les dangers de l’extraction des gaz et huile de schiste dont la réserve naturelle représente à peine 90 années de carburant.

 

De mon point de vue, il serait plus raisonnable de se tourner vers des énergies renouvelables, plutôt que de continuer à défigurer notre belle France – le plateau du Larzac – Montélimar – le sud de Valence – la région parisienne - à cause des dégâts qui ne manqueront point de polluer abondamment les nappes phréatiques, l’eau du robinet et qui en plus, exigera des tonnes de mètres cubes d’eau potable, laquelle tendrait à se raréfier ces prochaines décennies.  

 

N’avons-nous point assez des tonnes de déchets hautement radioactifs qui seront légués aux générations à venir durant des milliards d’années, j’écris bien des milliards d’années, et maintenant, il faudrait transformer la France en un immense champ de mines afin de continuer à rouler avec du carburant ?

 

Pourquoi ne pas inventer une grosse batterie rechargeable ??? Voilà qui serait fort raisonnable mais ne ferait point les choux gras des compagnies pétrolières qui ne sont aujourd’hui que des trusts et l’Etat ne pourrait pas taxer autant, lesdites batteries. Lequel cas, il faudrait inventer de nouvelles taxes pour combler le manque à gagner, car les intérêts remboursés par la France aux pays prêteurs exigent des sommes phénoménales sans que quiconque ne sache exactement, quand le capital emprunté sera épongé ??? Cette nouvelle affaire sous couvert de l’Etat et de Monsieur Borloo m’a littéralement consternée.

 

Anygold

 

P.S Alors que chacun s'accorde pour demander aux compagnies pétrolières et à l'Etat Français et Américain de cesser le massacre, Total, le géant pétrolier français investit aux USA pour extraire du gaz de schiste....   Cliquer sur ce lien.

Par anygold - Publié dans : Economie-Politique
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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 17:24

Mardi 10 janvier 2012

 

J’ai été offusqué découvrant sur la presse du net, les révélations précises de Benoit Amon,  Manuel Valls, Jean-Pierre Chevènement résumant la politique de l’équipe présidentielle actuelle. Cette dernière a plongé notre France au cœur d’un chaos indescriptible dont il va être délicat de sortir rapidement, tant la dette du pays, la paupérisation des Français semble désormais bien installée.

 

«Réactions aux vœux de Nicolas Sarkozy

 

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 01.01.12 | 10h09    Mis à jour le 02.01.12  14h16

Nicolas Sarkozy, lors de ses vœux du 31 décembre 2011.AFP/DESK

Le directeur de la communication de la campagne de François Hollande, Manuel Valls, a estimé dimanche que "la marque de Nicolas Sarkozy" était de "jouer sur les peurs", au lendemain des vœux présidentiels, essentiellement consacrés à la crise.

"Au fond c'est la marque de Nicolas Sarkozy, et ce sera sa marque pendant cette campagne – parce qu'on le sait il sera candidat – c'est de jouer sur les peurs et sur la peur de la crise", a lancé le député de l'Essonne au "Grand rendez-vous"  "Mais ça ne trompe personne, a poursuivi Manuel Valls, tout le monde sait (...) qu'il ne peut pas faire en quatre mois sur le front du chômage, de la précarité, ce qu'il n'a pas fait, ce qu'il n'a pas voulu faire au cours des quatre premières années de son quinquennat".

"Il est candidat mais c'est un candidat qui a un bilan. Et dans une démocratie le bilan ça compte, ça pèse, surtout quand on a trahi les promesses qui l'avaient amenées à être président de la République en 2007", a-t-il insisté.

"Il EST UN PRÉSIDENT IMPUISSANT"

 

Cliquer sur ce lien pour écouter l’émission «Le grand rendez-vous  sur Europe I avec Manuel Valls.  

Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a affirmé, samedi 31 décembre, que Nicolas Sarkozy "prétend dans ses vœux vouloir protéger les Français" mais que "jamais un président de la République ne (les) aura autant maltraités pour protéger une minorité d'entre eux". "Depuis cinq ans que Nicolas Sarkozy nous adresse ses vœux comme président de la République, il y a un million de chômeurs de plus inscrits à Pôle emploi", "75 milliards d'euros de cadeaux fiscaux ont été distribués aux plus riches". "C'est la TVA qui augmente pour vous alors que 300 000 contribuables ne payent plus l'impôt sur la fortune, la dette s'est alourdie de 612 milliards d'euros et 337 000 personnes de plus sont passées sous la barre du seuil de pauvreté", a énuméré le porte-parole socialiste.

 

Marine Le Pen, candidate du Front national à l'élection présidentielle, a déclaré, sur LCI, que Nicolas Sarkozy "n'a rien apporté de nouveau par rapport aux quatre ans qui viennent de passer". "Une nouvelle promesse mais très inquiétante : celle de la TVA sociale qui va toucher en priorité les classes populaires et les classes moyennes." "Il est un président impuissant à protéger les Français et qui subit la crise."

 

"METTRE SON ÉCHEC SUR LE DOS DE LA CRISE"

 

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle, a déclaré, dans un communiqué : "Réciter des poncifs ne fait pas un message. Pourquoi ne s'est-il pas contenté de nous dire "adieu" ? Nos meilleurs vœux auraient été exaucés dès le premier jour de l'année. Mais il a bavardé et il nous a dit à bientôt. Tout reste à faire donc. La réponse à ces vœux sera dans les urnes."

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, indique dans un communiqué que "Nicolas Sarkozy continue de masquer sa responsabilité dans la crise dont il reconnaît aujourd'hui qu'elle va se poursuivre. La vérité, c'est que le chef de l'Etat tente de mettre son échec sur le dos de la crise (...). A l'entendre, ce ne sont ni les agences ni les marchés qui dictent sa politique alors que l'année 2011 a été rythmée par les pressions de ces marchés auxquels Nicolas Sarkozy a cherché à répondre en permanence (...). 2012 doit être l'année ou tout doit être fait pour se débarrasser de Nicolas Sarkozy et de sa politique."

 

Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) et candidat à la présidentielle : "Le président de la République s'est efforcé de dissimuler son impuissance en se présentant aux Français comme leur meilleur protecteur face à la crise. Derrière l'invocation rituelle de notre union avec nos partenaires européens, Nicolas Sarkozy s'est bien gardé d'évoquer les 5 points de PIB, soit 100 milliards d'euros dont, au terme du nouveau traité européen, il s'est engagé vis-à-vis de Mme Merkel à diminuer les dépenses publiques. Nicolas Sarkozy, au sommet de ses talents de prestidigitateur, s'est efforcé de dissimuler qu'il n'était que le 'junior partner' de Mme Merkel quant à la définition de la politique européenne face à la crise."

 

Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, a déclaré, dans un communiqué : "Les vœux pieux du Chef de l'Etat ne convainquent plus personne." Sergio Coronado, porte-parole d'Eva Joly, candidate EELV à la présidentielle, déclare : "Alors que les Français ont perdu confiance dans sa capacité à les protéger contre la crise, Nicolas Sarkozy se satisfait, pour les derniers vœux de son quinquennat, de commenter la situation difficile, fruit de son bilan, que vit le pays. Pour celui qui prétendait incarner un président qui agit, c'est un lourd échec. (...) Face à l'inquiétude de nos concitoyens, il est temps de changer de cap. En 2012 changeons de président, votons juste."

 

Marielle de Sarnez, directrice de campagne de François Bayrou (MoDem), estime dans un communiqué que "le diagnostic formulé par le président de la République ce soir n'est pas tout à fait exact. Bien sûr une partie de la crise en France relève de l'extérieur, mais il y a surtout une responsabilité des pouvoirs publics et des dirigeants politiques français de gauche comme de droite. J'aurais aimé que Nicolas Sarkozy le reconnaisse. On vit une crise très grave qui touche les Français très durement, j'ai eu le sentiment ce soir que les discours et les propositions n'étaient pas à la hauteur."

 

SATISFACTION DANS LA MAJORITÉ

 

Dans un communiqué, François Fillon a déclaré : "Le courage, la lucidité et la solidarité sont les trois valeurs autour desquelles la France doit se rassembler pour surmonter la crise." "Le rendez-vous du 18 janvier, qui réunira les forces économiques et sociales de notre pays, doit être l'occasion d'amplifier nos efforts contre le chômage, de revoir le financement de notre protection sociale, de mettre en œuvre la taxation sur les transactions financières." Valérie Pécresse, porte-parole du gouvernement, a dit : "L'année 2012 sera une nouvelle année de réformes audacieuses et nécessaires. Ces réformes structurelles permettront à nos entreprises d'être plus compétitives dans la concurrence mondiale, de créer de l'emploi en France, de garantir l'avenir des générations futures."

 

Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP : "Nicolas Sarkozy a su trouver les mots justes pour expliquer les enjeux de la crise extraordinaire qui frappe tous les pays du monde, pour rassurer face aux défis que nous devons relever et surtout pour tracer un chemin de confiance et d'espoir pour la France et les Français. Ce chemin est celui du courage et du travail, du rassemblement et de la solidarité, de l'ouverture au monde et de l'ambition". Brice Hortefeux, vice-président de l'UMP, estime que "le chef de l'Etat a trouvé le ton juste pour incarner sa mission de protecteur et de rassembleur face aux défis qu'impose la crise économique mondiale. Il a su prendre les initiatives nécessaires pour surmonter lucidement les difficultés tout en rappelant les atouts de notre pays et les raisons d'espérer".

 

La Droite sociale, mouvement dirigée par Laurent Wauquiez (UMP), "se réjouit que les priorités et les valeurs qu'elle porte soient au cœur des priorités qu'a fixées le président de la République pour cette nouvelle année. Le retour à l'activité, qui doit être la priorité de notre contrat social dans une logique de droits et devoirs (...). La Droite sociale salue le courage et le sang-froid dont a fait preuve le président de la République tout au long de l'année qui s'achève et se réjouit de la détermination dont il a fait preuve lors de la présentation de ses vœux pour l'année 2012." Fin de citation

 

 

J’ignore, les larmes aux bords des yeux, si une autre équipe présidentielle, fut-elle de gauche, peut tirer la France du mauvais pas où les équipes de l’UMP l’ont engagée sans lever le petit doigt pour empêcher quoique ce soit.

Car enfin, la fermeture successive des usines françaises n’a échappé à personne, abandonnant sur le carreau des pères et des mères de famille qui sont aujourd’hui pour la plupart, à la charge de la collectivité...

Si les actionnaires de ces usines qui ont été délocalisées voulaient gagner encore plus d’argent, pourquoi ne pas avoir recrutés de nouveaux investisseurs moins gourmands ??? Pourquoi n’avoir pas conservé les cadres des usines pour poursuivre une activité même réduite, afin de sauver des emplois ??

Pourquoi permettre aux pays émergeants de fabriquer moins cher à notre place, des marchandises que nous fabriquions hier ? Ceci a entraîné de façon inéluctable, une paupérisation grave de la France d’en-bas, il est vrai essentiellement composé d’émigrés et de Français privés de toute qualification, sachant combien la démocratie exige une participation de chacun à la vie du pays.  

 

Rappelons que la fabrication à l’étranger a toujours coûté moins cher. Quand j’avais 18 ans, au cours d’économie au lycée, le prof avait expliqué que d’envoyer des tee-shirts  coupés en Asie du sud-est, les fabriquer et revenir aux USA était moins coûteux  que de les confectionner aux USA. Il y a de cela plus de quarante ans !

Donc, le choix de réaliser au sein des pays riches du petit matériel (Moulinex) des pièces de voitures, d’avion, de réaliser de magnifique soieries, des tissus haute-couture, des chaussures de luxe (Charles Jourdan-Stéphane Kélian- Bertin…) doit être un gage de qualité exceptionnelle que les nouveaux riches des pays émergeants sont capables de s’offrir. Cette clientèle provient de la Chine, de l’ex-union Soviétique, de la Hongrie, de l’Italie…

Bref, rien n’a été réalisé dans ce sens, ce qui aurait pourtant pu sauver des milliers d’emplois en France.

Il faut savoir également, que si l’électricité issue du nucléaire est une énergie propre, il est complètement faux de dire, qu’elle est bon marché. Elle est bon marché si vous ne tenez aucun compte des milliards d’euros d’investissements, sans évoquer leur entretien et leur dangerosité en cas d’accidents graves comme ceux de Fukushima !

Rappelons que c’est une énergie propre dans l’unique cas où les tonnes de déchets hautement radioactifs durant des milliards d’années, étaient traitées, ce qui demeure un rêve jamais réalisé à ce jour au sein de tous les pays du monde doté de centrales de nucléaires, USA inclus.

 

Maintenant, c’est à chacun de choisir son camp, bien que j’ignore comment des milliards d’euros pourraient être investis dans la formation des chômeurs aux nouvelles technologies, alors que l’Etat contracte des crédits pour payer ses fonctionnaires, les retraites et même les intérêts des crédits abyssaux…

Bonne chance à ceux qui auront demain, les rennes du pouvoir.

 

P.S Rappelons ici, que sous Louis XIV les caisses de l’Etat étaient lamentablement vides. Quand Colbert eut à charge de les remplir, ce dernier fit une liste de toutes les marchandises achetées ailleurs et fit ouvrir des ateliers de laine, de draperie en France…

 

«En 1666 il fonde l’Académie des sciences et l’Académie de France à Rome et en 1667 l’Observatoire de Paris. Il sera aussi élu à l’Académie française. Il va créer aussi le colbertisme (la puissance politique, militaire et économique d’un pays dépend de la masse monétaire dont il dispose ; l’essentiel est donc de gagner de l’argent par tous les moyens). » Fin de citation (Sources Histoire en ligne)

Ici, je formule le vœu, qu’un nouveau Colbert ne gouverne la France afin de la remettre en marche, de la faire briller de nouveau d’une manière ou d’une autre.

 

Fin

 

Par anygold - Publié dans : Economie-Politique
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