Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 14:32

 

Ecoutez ce reportage datant du 14 juillet 2010 diffusé sur France24.

http://www.france24.com/fr/20100521-reporter-grece-tourmente-crise-economique-corruption-manifestation

 

«Une situation économique catastrophique, une corruption omniprésente, des semaines de mobilisation générale... Depuis l’effondrement de son économie, la Grèce est un pays à la dérive. Nos reporters ont rencontré une population partagée entre colère et désillusion.»

Tous les Grecs travaillent au noir car ils ne peuvent survivre avec une retraite de 800 euros, des salaires bas.

Une femme retraitée explique que si elle doit changer une vitre, l’artisan dit : c’est 1000 euros, mais avec la TVA il faudra payer 1200 euros.... Donc, l’Etat devra faire l’impasse sur les 200 euros de taxes.

Les Grecs possédant une piscine doivent s’acquitter d’une taxe de 5000 euros sur dix ans. Trois cent foyers seulement, c’en étaient acquittés.

Les services fiscaux ont utilisé Google pour  visualiser les piscines à Athènes. Il en a été trouvé dix-sept mille... 8 millions et demi d’euros perdu par l’Etat.

 

Le salaire minimum passera de 800 à 600-700 euros.  Ceci fait craindre aux Grecs le départ du pays de la jeunesse qui ne trouvera point de job à hauteur de leurs diplômes.

 

Désolée pour Monsieur Mélenchon mais ce ne sont pas seulement les riches armateurs qui ne paient pas d’impôts en Grèce, mais la totalité des Grecs qui échappe à l’impôt plongeant leur pays dans le chaos.  A méditer.

 

Anygold

Par anygold - Publié dans : Economie-Politique
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Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 10:26

 

L'auteur de ce texte a écrit sous le pseudo Help 4 Sara. Elle a retranscrit la conférence de William Li démontrant combien l'alimentation a une incidence évidente sur le maintien de notre santé. 

 

 

 

 

 

"William Li, oncologue, présente, lors d’une conférence dans le cadre de Ted Talks, une nouvelle approche du traitement du cancer: l’anti-angiogenèse qui cible les vaisseaux sanguins qui nourrissent les tumeurs. Autre approche (tout à fait liée): manger des aliments qui battront le cancer en le prenant à son propre jeu…

 

 

Vidéo disponible en cliquant sur le lien :

 

 http://www.ted.com/talks/william_li.html   - cliquer sur "langues" pour lire la traduction Française, espagnole, Italienne... de la conférence.

 

 

Transcription de la conférence:

 

 

Bon après-midi. Autour de nous, une révolution médicale est en train de se produire, une révolution qui va nous aider à vaincre quelques unes des maladies les plus redoutées, y compris le cancer. Cette révolution s’appelle l’angiogenèse, et elle se base sur les processus qu’utilisent notre corps pour développer les vaisseaux sanguins.

 

Pourquoi donc devrions nous nous soucier des vaisseaux sanguins? Eh bien, le corps humain en est littéralement rempli, environ 100 000 km pour un adulte. Mis bout à bout, cela permettrait de faire deux fois le tour de la terre. Les plus petits vaisseaux sanguins sont les capillaires. Nous en avons 19 milliards dans notre corps. Et ce sont les vaisseaux de la vie, et, comme je vais vous le montrer, ils peuvent aussi être les vaisseaux de la mort. Mais ce qui est remarquable chez ces vaisseaux c’est la capacité qu’ils ont de s’adapter, quelque soit l’environnement dans lequel ils se développent.

 

Par exemple, dans le foie, ils forment des canaux pour détoxifier le sang. Dans les poumons, ils tapissent les poches d’air pour les échanges gazeux. Dans les muscles, ils se tirebouchonnent pour que les muscles puissent se contracter sans arrêter la circulation sanguine. Et ils courent le long des nerfs, comme des lignes électriques, maintenant ces nerfs en vie. Et nous recevons la plupart de ces vaisseaux sanguins alors que nous sommes encore dans l’utérus. Ce que cela signifie, c’est que, à l’âge adulte, normalement, les vaisseaux sanguins ne se développent plus, sauf dans certaines circonstances particulières. Chez la femme, les vaisseaux sanguins se développent tous les mois pour construire la muqueuse de l’utérus.

 

Pendant la grossesse, ils forment le placenta, qui relie la mère et son enfant. Et suite à une blessure, les vaisseaux sanguins doivent en fait se développer sous les croûtes pous soigner les blessures. Et c’est vraiment à ça que ça ressemble. Des centaines de vaisseaux sanguins qui tous se développent vers le centre de la blessure.

 

Ainsi donc, le corps a la capacité de réguler la quantité de vaissaux sanguins présents à un moment donné. Et ceci se fait

grâce à un systéme élaboré et élégant de vérifications et d’équilibrages, de stimulateurs et d’inhibiteurs de l’angiogenése, de telle sorte que, quand nous avons besoin d’un petit apport de vaisseaux sanguins, le corps peut les créer en secrétant des stimulants, des protéines appelées facteurs angiogéniques, qui agissent comme des fertilisants naturels et stimulent les nouveaux vaisseaux sanguins pour qu’ils se développent Et quand ces vaisseaux supplémentaires ne sont plus nécessaires, le corps les raméne à leur état d’origine en utilisant des inhibiteurs naturellement présents de l’angiogenèse.

 

Mais il y a d’autres cas où il est nécessaire de démarrer le processus en deçà de l’état d’origine, on a alors besoin de développer davantage de vaisseaux sanguins simplement pour revenir à un état normal. Par exemple, après une blessure. Et un corps humain est aussi capable de ça, mais seulement jusqu’au niveau, correspond à l’état normal.

 

 

Mais ce que nous savons désormais, c’est que pour un certain nombre de maladies, il y a des des défaillances du système, où le corps n’arrive pas à rétracter ces vaisseaux sanguins supplémentaires ou à en développer suffisamment de nouveaux au bon endroit au bon moment. Et dans ces situations, l’angiogenèse n’est plus équilibré Et quand l’angiogenèse n’est plus à l’équilibre, une myriade de maladies peut s’ensuivre. Par exemple, une angiogenèse insuffisante, pas assez de vaisseaux sanguins, conduit à des blessures qui ne se soignent pas, à des crises cardiaques, aux problèmes de circulation sanguine dans les jambes, aux décès par accident vasculaire cérébral, à des lésions nerveuses. Et à l’autre extrémité, une angiogenèse excessive, trop de vaisseaux sanguins, conduit aussi à la maladie. Et c’est ce qu’on voit dans le cancer, la cécité l’arthrite, l’obésité, la maladie d’Alzheimer. En tout, il y a plus de 70 grandes maladies, qui touchent plus d’un milliard de personnes dans le monde, qui, de prime abord, semblent différentes les unes des autres, mais qui en fait partagent un dérèglement de l’angiogénèse comme dénominateur commun. Et avoir pu comprendre cela nous permet de reconsidérer la façon dont nous abordons effectivement ces maladies en contrôlant l’angiogenèse.

 

 

Désormais, je vais me recentrer sur le cancer car l’angiogenèse est la marque de fabrique du cancer, de n’importe quel type de cancer. Allons-y. Voici une tumeur, masse sombre, grise, menaçante qui se développe à l’intérieur d’un cerveau. Au microscope, on peut voir des centaines de ces vaisseaux sanguins de couleur marron, des capillaires qui nourrissent les cellules cancéreuses, leur apportant de l’oxygène et des éléments nutritifs. Mais les cancers ne se commencent pas ainsi. En fait, quand les cancers démarrent, ils ne sont pas approvisionnés en sang. Au départ, ce sont de petits, microscopiques nid de cellules qui se développent au maximum jusqu’à une taille d’un demi millimètre cube. C’est la pointe d’un stylo à bille. Ils ne peuvent pas se développer davantage car ils n’ont pas d’approvisionnement en sang, donc ils n’ont pas assez d’oxygène ou de nutriments.

 

Et en fait, il se peut que de tels cancers microscopiques se forment tout le temps dans notre corps. Des autopsies de personnes décédées dans des accidents de la route ont montré qu’environ 40% des femmes entre 40 et 50 ans ont effectivement de microscopiques cancers du sein. Environ 50% des hommes entre 50 et 60 ans ont de microscopiques cancers de la prostate. Et virtuellement, 100% d’entre nous, quand nous atteindrons les 70 ans, auront de microscopiques cancers qui se développeront dans la thyroïde. Cependant, sans approvisionnement sanguin, la plupart de ces cancers ne deviendront jamais dangereux. Le docteur Judah Folkman, qui a été mon mentor, et qui fut le pionnier de la recherche sur l’angiogenèse, les a un jour nommés “cancer sans maladie.”

 

Donc la capacité du corps humain à réguler l’angiogenèse, quand elle fonctionne correctement, empêche les vaisseaux sanguins de nourrir les cancers. Et cela se révèle être un de nos mécanismes de défense les plus importants face au cancer. En fait, si vous bloquez effectivement l’angiogenèse et empêchez les vaisseaux sanguins d’atteindre les cellules cancéreuses, les tumeurs ne pourront tout simplement pas se développer.

 

Mais une fois que l’angiogenèse a commencé, les cancers peuvent se développer de façon exponentielle. Et c’est vraiment ainsi qu’un cancer passe de d’un état inoffensif à un stade mortel. Les cellules cancéreuses mutent et acquièrent la capacité à libérer beaucoup de ces facteurs angiogéniques, fertilisant naturel, qui font pencher la balance en faveur des vaisseaux sanguins qui envahissent le cancer. Et une fois que ces vaisseaux envahissent le cancer, celui-ci peut s’étendre, envahir les tissus locaux. Et ces mêmes vaisseaux qui nourrissent les tumeurs, permettent aux cellules cancéreuses de sortir dans la circulation en tant que métastases. Et malheureusement, ce dernier stade du cancer est celui auquel il est le plus probable que le cancer soit diagnostiqué, quand l’angiogenèse a déjà débuté, et que les cellules cancéreuses se développent de manière incontrolée.

 

Donc, si l’angiogenèse est un élément déclencheur qui fait passer un cancer d’inoffensif à nocif, alors une grande partie de la révolution angiogénique est une nouvelle approche dans le traitement du cancer consistant à couper l’approvisionnement sanguin. On appelle ça la thérapie angiogénique, et c’est totalement différent de la chimiothérapie car elle cible spécifiquement les vaisseaux sanguins qui nourrissent les cancers. Et ceci est possible car les vaisseaux sanguins des tumeurs sont différents des vaisseaux sains qu’on trouve ailleurs dans le corps humain. Ils sont anormaux; ils sont pauvrement construits, et, de ce fait, hautement vulnérables aux traitements qui les ciblent. En effet, quand nous prescrivons aux malades du cancer une thérapie antiangiogénique — ici, un médicament expérimental pour un glioma, qui est un type de tumeur cancéreuse — vous pouvez voir que d’importants changements ont lieu lorsque la tumeur est affamée. Voici une femme atteinte d’un cancer du sein traitée avec un médicament antiangiogénique nommé Avastin, approuvé par la FDA (administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments) Et vous pouvez constater que le halo de flux sanguin disparait suite au traitement.

 

Voilà, je viens de vous montrer deux types de cancers très différents qui répondent tous deux à la thérapie antiangiogénique. Donc, il y a quelques années, je me suis demandé, “Ne peut on pas faire un pas encore plus loin, et traiter d’autres cancers, même chez d’autres espèces ?” Voici donc Milo, un boxer de neuf ans qui avait une tumeur très agressive qu’on appelle neurofibrome malin et qui se développait sur son épaule. Il s’est étendu à ses poumons. Son vétérinaire ne lui donnait que trois mois à vivre. On a alors créé un cocktail de médicaments antiangiogéniques qu’on pouvait inclure dans sa nourriture ainsi qu’une crème antiangiogénique à appliquer sur la surface de la tumeur. Et après quelques semaines de traitement, nous avons réussi à ralentir la croissance de ce cancer de telle sorte que finalement nous avons permis à Milo de survivre six fois plus longtemps que ce que le vétérinaire avait initialement prévu, tout en lui conservant une bonne qualité de vie.

 

Et par la suite nous avons soigné plus de 600 chiens. Nous avons un taux de réponse d’environ 60 pour cent et nous avons amélioré la survie de ces animaux qu’on s’apprêtait à euthanasier. Maintenant, laissez-moi vous montrer quelques exemples encore plus intéressants. Voici un dauphin de 20 ans qui vit en Floride, et qui avait ces lésions dans la bouche qui, au bout de trois ans, s’étaient transformées en d’invasives cellules cancéreuses de l’épiderme. Nous avons alors créé une pâte antiangiogénique. Nous l’avons appliquée par dessus le cancer trois fois par semaine. Au bout de 7 mois, les cancers avaient complètement disparu, et les biopsies étaient redevenues normales.

 

Voici un cancer qui se développe sur la lèvre d’un quarter horse nommé Guiness. Il s’agit d’un type de cancer extrêmement mortel nommé angiosarcome. Il s’était déjà étendu à ses ganglions lymphatiques, aussi avons nous utilisé une crème antiangiogénique pour la lèvre et un cocktail à ingérer pour pouvoir soigner tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Et au bout de six mois, il était en rémission complète. Et le voici six ans plus tard, Guiness, avec son très heureux propriétaire.

(Applaudissements)

 

Maintenant, évidemment; la thérapie antiangiogénique pourrait être utilisée pour toutes sortes de cancers. Et, en fait, les premier traitements pionniers, pour les hommes, comme pour les chiens, sont déjà sur le point d’être disponibles. Il y a 12 médicaments différents, 11 types de cancers différents, mais la vraie question est : Quelle est leur efficacité dans la pratique ? Voici réellement les données concernant la survie de patients atteints de huit types différents de cancers. Les barres représentent l’espérance de survie prises à l’époque où il n’y avait que la chimiothérapie, la chirurgie, ou la radiothérapie comme traitements disponibles. Mais à partir de 2004, quand les premiéres thérapies antiangiogéniques ont été disponibles, vous pouvez voir qu’il y a entre 70 et 100 pour cent d’amélioration de la survie pour les personnes atteintes d’un cancer du rein, de myélome multiple, de cancer colorectal, de tumeurs du stroma gastro-intestinal. C’est impressionant. Mais pour les autres tumeurs et types de cancers, les améliorations sont restées modestes.

 

Alors j’ai commencé à me demander, “Pourquoi n’avons nous pas été capables de faire mieux ?” Et la réponse, pour moi, est évidente, Nous commençons trop tard à traiter le cancer, quand il s’est déjà installé, et parfois, quand il est déjà étendu ou s’est transformé en métastases. Et en tant que médecin, je sais qu’une fois que la maladie a atteint un stade avancé; parvenir à une guérison peut être difficile, si ce n’est impossible. Aussi je me suis à nouveau intéressé à la biologie de l’angiogenèse et j’ai commencé à penser à ceci: La solution au cancer ne pourrait elle pas être d’empêcher l’angiogenèse, en battant le cancer à son propre jeu de telle sorte que les cancers ne puissent jamais devenir dangereux? Cela pourrait aider les personnes en bonne santé aussi bien que celles qui ont déjà vaincu le cancer une fois ou deux et qui cherchent un moyen d’éviter la récidive. Donc pour chercher un moyen d’empêcher l’angiogenèse au niveau du cancer, je me suis de nouveau penché sur les causes du cancer. Et ce qui m’a beaucoup intrigué, c’est quand j’ai vu que le régime alimentaire compte pour 30 à 35 pourcent des cancers dont les causes sont environnementales.

 

Maintenant, il parait évident qu’il faudrait chercher ce que nous devrions supprimer de notre alimentation Mais j’ai finalement suivi une approche complètement opposée et j’ai commencé à me demander : Que pourrions nous ajouter à notre régime alimentaire qui soit naturellement antiangiogénique, qui pourraient booster notre système de défense et repousser ces vaisseaux sanguins qui nourrissent les cancers ? En d’autres termes, pouvons nous nous nourrir pour affamer le cancer ? Et bien, la réponse est oui. Et je vais vous montrer comment. Et pour cela, nous sommes allés au marché, à la ferme, et dans l’armoire à épices car nous avons découvert que Mère Nature a, dans un grand nombre de nourritures, de boissons et d’herbes, inséré des inhibiteurs naturels de l’angiogenèse.

 

Voici un système de test que nous avons développé. Au centre se trouve un anneau à partir duquel des centaines de vaisseaux sanguins se développent extrêmement rapidement. Et nous pouvons utiliser ce systéme pour tester l’influence du régime alimentaire dans des concentrations possibles à atteindre en mangeant. Laissez moi maintenant vous montrer ce qui se passe quand nous insérons un extrait de raisins rouges. L’ingrédient actif est le resvératrol. On le trouve aussi dans le vin rouge. Ca inhibe l’angiogenèse anormale de 60 pourcent. Voici ce qui arrive quand on ajoute un extrait de fraises. Ca inhibe puissamment l’angiogenèse. De même pour les extraits de soja. Et voici une liste croissante d’aliments et de boissons antiangiogéniques auxquels nous nous intéressons Pour chaque type d’aliment, nous pensons qu’il y a différentes potentialités au sein des différentes souches et variétés. Et nous souhaitons mesurer cela car, et bien, quand vous mangez une fraise ou buvez du thé, pourquoi ne pas choisir la variété qui a le plus grand potentiel de prévention du cancer.

 

Voici donc 4 thés différents que nous avons testé. Ce sont tous des thés communs, thé chinois au jasmin, sencha du Japon, Earl Grey et un mélange spécial que nous avons préparé. Et vous pouvez voir clairement que ces thés ont des pouvoirs variés du plus petit au plus grand pouvoir. Mais ce qui est très intéressant, c’est qu’en combinant les deux thés qui ont le moins de potentiel, leur combinaison, leur mélange, est plus puissant que chacun d’entre eux pris seul. Cela siginifie qu’il y a synergie des aliments.

 

Voici quelques autres résultats de nos tests. En laboratoire, nous avons simulé une tumeur angiogénique représentée ici par une barre noire. Et en utilisant ce système, nous pouvons tester le pouvoir des médicaments contre le cancer. Plus la barre est petite, moins il y a d’angiogenèse, ce qui est bon. Et voici quelques médicaments classiques qui ont été associés à la réduction du risque de cancer chez les gens. Des statines, des médicaments anti-inflammatoires non stéroidaux et quelques autres, ils inhibent aussi l’angiogenèse. Et voici les facteurs alimentaires mis face à face avec ces médicaments. Comme vous le voyez, leurs effets sont comparables et, dans quelques cas, ils sont plus puissants que les médicaments actuels. Le soja, le persil et l’ail, le raisin, les baies, je pourrais rentrer chez moi et préparer un repas savoureux avec ces ingrédients. Alors imaginez si nous pouvions créer le premier classement mondial dans lequel seraient classés les aliments selon leur propriétés antiangiogéniques pour la prévention du cancer. Et c’est ce que nous faisons aujourd’hui.

 

Je viens juste de vous montrer quelques données de laboratoire, la vraie question est donc : Quelle preuve avons nous que les personnes qui mangent certains aliments arrivent à réduire l’angiogenèse dans les cancers? Et bien, le meilleur exemple que je connaisse est une étude portant sur 79000 hommes, suivis pendant 20 ans, dans laquelle on a trouvé que ceux qui ont consommé des tomates cuites deux à trois fois par semaine avaient jusqu’à 50% de réduction du risque de développer un cancer de la prostate. Nous savons que les tomates sont une bonne source de lycopène, et le lycopène est antiangiogénique. Mais ce qui est encore plus intéressant dans cette étude c’est que parmi ceux qui ont développé un cancer de la prostate, ceux qui ont mangé le plus de portions de sauce tomate avaient en fait moins de vaisseaux sanguins irriguant leur cancer.

 

Ainsi cette étude sur l’homme est un excellent exemple montrant comment les substances antiangiogéniques présentes dans les aliments et consommées en quantités suffisantes ont un impact sur le cancer. Désormais nous étudions le rôle d’une alimentation saine avec Dean Ornish, l’UCSF et la Tufts University sur le role de cette alimentation saine sur les marqueurs de l’angiogenèse qu’on trouve dans le sang.

 

Maintenant, évidemment, ce que je viens de partager avec vous a quelques implications de grande portée même au-delà de la recherche sur le cancer. Car si nous avons raison, cela pourrait avoir un impact sur l’éducation du consommateur, les services de restauration, la santé publique et même l’industrie de l’assurance. Et, en fait, quelques compagnies d’assurance ont déjà commencé à réfléchir sur ces idées. Regardez cette publicité de la Blue Cross Blue Shield dans le Minnesota. Et pour beaucoup de gens dans le monde entier, la prévention du cancer par l’alimentation pourrait être la seule solution pratique car tout le monde n’a pas les moyens d’assumer le coût des onéreux traitements du cancer en phase terminale, mais tout le monde pourrait bénéficier d’un régime sain basé sur des récoltes locales d’aliments antiangiogéniques.

 

Maintenant, finalement, je vous ai parlé de la nourriture, et je vous ai parlé du cancer, il faut aussi que je vous parle d’une autre maladie l’obésité. Parce qu’il s’avère que les tissus adipeux, la graisse, sont hautement liés à l’angiogenèse. Et, telle une tumeur, la graisse augmente quand les vaisseaux sanguins se développent. Aussi la question est : pouvons nous réduire la graisse en empêchant son approvisionnement sanguin? La courbe du haut montre le poids d’une souris génétiquement obèse qui mange sans arrêt, jusqu’à ce qu’elle grossisse comme cette grosse balle de tennis velue. Et la courbe du bas est celle du poids d’une souris normale.

 

Si vous prenez la souris obèse et que vous lui donnez un inhibiteur de l’angiogenèse, elle perd du poids. Arrêtez le traitement et elle reprend du poids. Recommencez le traitement, et elle reperd du poids à nouveau. Arrêtez le traitement, et elle reprend du poids. Et, en fait, vous pouvez alterner la prise et la perte de poids simplement en inhibant l’angiogenèse. Donc cette piste que nous suivons pour prévenir le cancer peut aussi avoir une application pour soigner l’obésité. La chose vraiment intéressante à ce sujet est que nous ne pouvons prendre ces souris obèses et les amener à un poids inférieur à celui d’une souris normale. En d’autres termes, nous ne pouvons créer des souris top-modèles. (Rires) Et ceci montre le rôle de l’angiogenèse dans la régulation de facteurs de bonne santé.

 

Albert Szent-Gyorgi a dit un jour que, “la découverte consiste à voir ce que tout le monde a déjà vu, et à penser à ce à quoi personne n’a jamais pensé.” J’espère vous avoir convaincu que, pour des maladies comme le cancer, l’obésité et d’autres pathologies, il pourrait y avoir un grand potentiel en s’attaquant à leur dénominateur commun, l’angiogenèse. Et c’est, je pense, ce dont le monde a besoin aujourd’hui. Merci.

(Applaudissements)

 

June Cohen:: Donc ces médicaments ne sont pas exactement — ils ne sont pas exactement présent dans la tendance actuelle des traitements du cancer. Pour ceux ici qui ont un cancer, que recommanderiez vous ? Recommandez vous de continuer ces traitements, pour la plupart des patients du cancer?

 

William Li: Il y a donc des traitements antiangiogéniques qui sont approuvés par la FDA. Et si vous êtes un patient du cancer ou si vous travaillez pour l’un d’entre eux, ou soutenez l’un d’entre eux vous devriez vous y intéresser. Et il y a beaucoup d’essais cliniques. L’Angiogenesis Foundation suit presque 300 compagnies, et il y en a environ 100 autres médicaments en développement. Donc prenez en compte ceux qui ont été approuvés, cherchez les essais cliniques, mais ensuite, en plus de ce que le mèdecin peut faire pour vous, nous pouvons commencer à nous demander ce que nous pouvons faire pour nous mêmes. Et c’est un des thèmes dont je parle, prendre sur nous de faire ce que les médecins ne peuvent faire pour nous, c’est à dire d’utiliser les connaissances et de passer à l’action. Et si mère Nature nous a donné quelques indices, nous pensons qu’il pourrait y avoir un avenir nouveau dans la valeur de ce que nous mangeons. Et ce que nous mangeons est vraiment notre chimiothérapie, trois fois par jour.

 

JC: D’accord, et d’après ce que vous dites, pour ceux qui pourraient avoir des facteurs de risque de cancer, recommanderiez vous de suivre un traitement de manière prophylactique ou juste de suivre un régime approprié avec beaucoup de sauce tomate?

 

WL: Et bien, vous savez, il y a une abondante preuve épidémiologique. Et je pense qu’à l’ère de l’information, cela prend peu de temps de trouver une source crédible comme Pubmed, la Bibliothèque Nationale de Mèdecine, et de chercher des études épidémiologiques sur la réduction des risques de cancer basée sur le régime alimentaire et basée sur une médication classique. Et c’est surement quelque chose que n’importe qui peut aller regarder.

 

JC: D’accord. Et bien, merci beaucoup.

(Applaudissements)

Par anygold - Publié dans : Santé-bien-être
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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 15:59

Ajout du jeudi 10 mars 2011 - Auteur Anygold -

 

Au cours de l’émission scientifique de France Inter, présenté par Mathieu Vidard «La tête au carré» ce Lundi 7 mars 2011, Guy Laval (cliquez sur ce lien pour écouter l’intégralité de l’émission)   physicien des Plasmas,

Directeur au CNRS évoque «La fusion nucléaire» qui devrait voir le jour après la fission.

 

Il explique qu’au lieu de fissurer l’atome pour créer de l’énergie, les physiciens ont eu l’idée de fusionner deux atomes entre eux, ce qui démultiplie de façon spectaculaire l’énergie nucléaire libérée. Seulement, la chaleur de milliers d’atomes devient si forte, qu’il faudrait imaginer une cuve supportant des températures s’élevant à des millions de degrés… Cette cuve reste à inventer.

 

Depuis 1946, la fusion nucléaire est à l’étude, car les déchets sont moindres qu’en utilisant la fission de l’atome. Précisons que les déchets produits par la fusion ont une durée de vie plus courte… mais il y a de toute façon des déchets dont personne aujourd’hui, ne sait réellement quoi faire !

 

Le 13 octobre 2008 un article publié sur France culture : «L'énergie stellaire. Après vingt ans de tractations, le projet de réacteur expérimental à fusion thermonucléaire, baptisé ITER voit, aujourd'hui, le jour en France. Il est implanté sur le site de Cadarache*  dans les Bouches-du-Rhône. Il s’agit par ailleurs d’une zone hautement sismique dont les dégâts de 1909 restent dans les mémoires des descendants. Une dalle en béton a été construite pour résister à un éventuel séisme.  

 

 

« C'est en juin 2005, qu'un accord historique a été signé entre l'Europe, le Japon, les Etats-Unis, la Russie, la Chine et la Corée du Sud pour cela…. » Fin de citation

Au micro de Mathieu Vidard, Guy Laval évoque Cadarache qui est seulement à une cinquantaine de kilomètres d’Aix en Provence, une petite ville du Sud de la France que j’adore depuis ce jour, où notre prof de «Couture» nous avait accompagnées pour découvrir un défilé de mode qui eut lieu dans un salon de thé de la ville.

 

L’usine nucléaire de Cadarache abritait la construction du super phénix doté d’un supergénérateur de deuxième génération. Ce site a été fermé par Lionel Jospin qui était alors au gouvernement de François Mitterrand. Bien sûr d’autres ateliers ont poursuivi la tâche immense dont celle du projet ITER, consistant à produire une énergie équivalente en degrés Celsius, à celle du soleil et davantage c’est-à-dire 150 millions de degrés Celsius…

 

La part financière de la France pour ce projet est de 15 milliards d’euros qui vont être retranchés de la dotation attribuée à la recherche scientifique, qui bien sûr refuse pareille alternative. Et, d’après Monsieur Laval, c’est là, que le bât blesse, pour le moment... Car nombreux sont encore les problèmes à résoudre pour que le programme ITER ne deviennent réalité... dans une cinquantaine d’années… au mieux !

 

A la fin de l’interview, Monsieur Laval avoue qu’il serait beaucoup moins coûteux  d’installer à Cadarache un laboratoire de recherche approfondi sur le photovoltaïque et toutes les énergies renouvelables qui libèrent peu ou pas de déchets, ni gaz carbonique dans l’atmosphère….

 

Cependant, il semblerait plus raisonnable de transformer l’énergie solaire en électricité, plutôt que de vouloir se mesurer à tout prix, à mère nature.

 

 

* Risque sismique sur le site de Cadarache qui est situé sur la faille dite «Faille de la moyenne Durance» ou d'Aix-en-Provence - Durance, de direction NNE-SSW, la plus active de France, et à proximité d'une autre, celle de la Trévaresse, de direction E-W, qui a engendré le plus grave séisme jamais enregistré en France métropolitaine, le Séisme de 1909 en Provence.

 

La commune de Saint-Paul-lès-Durance a connu plusieurs épisodes sismiques. Un, le 11 juin 1909 d’intensité 5,5 ; un deuxième le 19 juillet 1963 et un troisième le 26 janvier 1967 d’intensité 4,5. La Ville de Manosque, à proximité, a connu deux épisodes sismiques : un le 13 décembre 1509 et l’autre le 14 août 1708. Ces deux événements ont provoqué des dégâts importants aux constructions et sont recensés dans la base de sismicité historique (www.sisfrance.net) avec une intensité de VIII à Manosque.

 

Selon l'Autorité de sûreté nucléaire, 6 installations du Centre devront être arrêtées pour non-conformité aux normes antisismiques actuellement en vigueur : l'atelier de Technologie du Plutonium : 2002 (fermé en 2003) ; la station de traitement des déchets et effluents : 2006 ; Le magasin central des matières fissiles : 2010 ; le parc d'entreposage des déchets : 2015 ; le laboratoire d'examen des combustibles actifs : 2015 ; l'entreposage Pégase : 2015 – Sources Wikipédia (risque sismique) Fin de l’article

 

 

 Bonne lecture à toutes, à tous,

 

 

 

Par anygold - Publié dans : Economie-Politique
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Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 09:58

 

 Cliquer sur ce lien  afin d'écouter l'intégralité du journal de France Inter - 7-9 - de Bruno Duvic -

http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=364655

 

« Jean-Marc Ayrault

Premier Ministre. Jean-Marc Ayrault est né le 25 janvier 1950 à Maulévrier (Maine-et-Loire). Il fait des études supérieures d'allemand à la faculté des lettres de Nantes où il passe une licence en 1971 et le CAPES en 1972.

 

De 1965 à 1970, Jean-Marc Ayrault est un militant du MRJC (Mouvement rural de la jeunesse chrétienne) ; il adhère au parti socialiste en 1971, est élu conseiller général en 1976 (jusqu’en 1982), maire de Saint-Herblain en 1977 (jusqu’en 1989), député en 1986 et maire de Nantes depuis 1989. Après sa victoire électorale de 1997,  il est désigné comme le président du groupe parlementaire socialiste de l’Assemblée nationale. Lors des dernières élections législatives, en juin 2007, il est élu pour un septième mandat consécutif et est reconduit pour la troisième fois comme président du groupe parlementaire, devenu le Groupe socialiste, radical, citoyen et apparentés (SRC).

 

Le 16 mai 2012, il est nommé Premier Ministre du gouvernement de François Hollande.

 

En savoir plus :

 

Le site internet de Jean-Marc Ayrault >>  

 

Biographie de la Documentation de Radio France – Décembre 2011 » Sources France Inter

 

 

 

Par anygold - Publié dans : Actualités
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Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 09:46

Résumé du livre de Corinne Lepage «La vérité sur le nucléaire» parut chez Albin Michel en librairie en mai 2011

 

 

La-verite-sur-le-nucleaire-copie-1.jpg La-verite-sur-le-nucleaire-copie-1.jpg La-verite-sur-le-nucleaire-copie-1.jpg

 

 

 

Corinne récrie celles et ceux qui lancent des titres « Pour ou contre le nucléaire ? » à l’image du titre de mon article mis en ligne sur over-blog.

 

Si j’ai choisi  un titre quelque peu provocateur c’était pour susciter l’envie aux internautes de le lire et surtout, parce que des proches m’ont posé la question :

 

«Est-ce que tu aies pour ou contre le nucléaire ? » Bien sûr ai-je répondu par la négative.

 

Cependant, malgré un titre qui peut sembler simpliste, notamment à Corinne Lepage, se cache le résumé de plusieurs livres de spécialistes expliquant avec clarté ce que c’est et pourquoi, il faut lutter contre l’implantation de réacteurs nucléaires dans les centrales française et étrangère.

 

Rappel, ce dimanche 22 avril 2012, les politiques de gauche invités sur le plateau de France2 ont répété à Jean-François Copé que seul la centrale de Fessenheim fermerait ses 58 réacteurs !

 

Incroyable non, qu’une unique centrale française puisse dénombrer cinquante-huit réacteurs encore en activité malgré les risques sismiques et une panne de réacteur capable de répandre dans l’atmosphère au moindre incident, un taux de radioactivité pouvant détruire des milliers de vies humaines au nom du profit, au nom de l’argent.

 

Extrait du dossier de presse EDF du 12 avril 2012 - page 6 – sinon lire l’article dans son intégralité.

 

«La centrale de Fessenheim au sein du parc nucléaire français.

 

…. Les premiers réacteurs nucléaires, construits en France entre 1958 et 1966, appartenaient à la filière UNGG (Uranium Naturel Graphite Gaz).

 

Ensuite, EDF a adopté une technologie américaine, plus efficace et moins coûteuse : le réacteur à eau pressurisée (REP). Cette technologie a été déclinée sur chacun des 58 réacteurs, d’une puissance totale de 63 GW, mis en service entre 1977 et 1999, dont les 2 réacteurs de 900 MW chacun de la centrale de Fessenheim en 1977.

 

La centrale nucléaire de Fessenheim a la particularité d’avoir été construite et d’être exploitée avec la participation financière de la société d’électricité allemande EnBW, à hauteur de 17,5 % et de 3 sociétés d’électricité suisses Alpiq, Axpo et BKW, à hauteur de 15 %. En échange, ces partenaires bénéficient de l’équivalent en électricité.

 

Entre 2006 et 2010, le parc nucléaire français a produit en moyenne 419 milliards de kWh par an. La centrale de Fessenheim produit en moyenne 10 milliards de kWh par an.» Fin de citation   419 milliards de kWh par an.

 

Cette dernière est une des centrales la plus ancienne en activité, après celle de Brennilis, en démantèlement depuis 1985, sachant qu’elle a été construite en plein centre du Finistère à Brennilis située  à 25 km au sud de Morlaix et à 60 km de Brest. Pour plus de détails, cliquez sur ce lien Wikipédia.

 

 

1099-carte-france-nucleaire-A_0.jpg Source Greenpeace

 

 

 

Quelques mots sur Corinne Lepage. Corinne-Lepage.jpg Extrait de son site «Biographie»   

 

«Jeune avocate, elle fonde le premier cabinet d’avocats spécialisés dans le droit de l'environnement avec son mari en 1978. L’affaire de l’Amoco Cadiz, dans lequel elle prend le parti des collectivités locales souillées par un pétrolier d’origine américaine en 1978, la porte sur le devant de la scène médiatique. Elle travaille ensuite sur de nombreux dossiers concernant l'environnement, au côté d'associations et de collectivités locales.

 

En 1989, elle devient membre du conseil municipal de Cabourg dans le Calvados.

 

Sans attache politique, elle répond positivement à la proposition d’Alain Juppé de prendre en charge le ministère de l’Environnement en 1995. Elle obtient des avancées dans le domaine de la prévention avec l’adoption de la loi LAURE du 30 décembre 1996 (aussi appelée loi Lepage), la création du Comité de la prévention et de la précaution et la fin de la participation de la puissance publique au comité permanent Amiante…. » Fin de citation

 

 

 

Page 21 : la vérité sur la catastrophe sanitaire de Tchernobyl (avril 1986)

 

 

 

«Le 18 avril 2006, Greenpeace a publié un  rapport réalisé par 60 scientifiques de Biélorussie, d’Ukraine et de Russie, qui conclut, malgré quelques incertitudes, à 200 000 décès constatés en 2001 en Russie, en Biélorussie, en Ukraine.  Le même rapport indique  de plus qu’à l’avenir, plus d’un quart de million de cancers, dont près de 100 000 cas mortels, découleront de la catastrophe.

 

On peut toujours contester ce bilan, mais la vérité est que le désastre sanitaire n’a cessé depuis 1986, d’être réévalué à la hausse par toutes les autorités. Du temps où il était Secrétaire général de l’ONU, en avril 2000, Kofi Annan citait le chiffre de 7 millions de personnes touchées. Il ajoutait «… plus de sept millions d’êtres humains comme nous n’ont pas la chance de pouvoir oublier. Ils souffrent encore chaque jour des conséquences de ce qu’il s’est passé il y a quatorze ans. En vérité, l’héritage de Tchernobyl n’a pas fini de nous poursuivre nous et nos descendants pendant des générations encore…»

 

Cependant, deux millions d’enfants nécessitent un traitement et ce n’est pas avant 2016   au plus tôt, qu’on saura le nombre véritable de ceux qui développeront une sévère maladie.  «Un nombre qui ne fait qu’augmenter» pronostiquait dès 1995 Martin Griffiths, directeur du département des affaires humanitaires des Nations Unies, lors d’une conférence à l’OMS.   

 

Ces victimes souffrent de maux liés aux radiations : leucémies, cancers du côlon, du poumon, de la vessie, du rein, de la thyroïde, du sein… L’irradiation aggrave de surcroît  la morbidité (l’incidence des maladies) : maladies du cœur et des vaisseaux (dans certaines régions contaminées par 5 à 15 curies de césium137 au km2, jusqu’à 80 % des enfants souffrent de symptômes cardiaques) maladies de foie, des reins, de la glande thyroïde, altérations du système immunitaire… On constate également un arrêt du développement mental chez des enfants exposé in utéro, ainsi que des cataractes, des mutations génétiques, des malformations congénitales, des malformations du système nerveux, des hydrocéphalies… Le plus lourd de conséquences est sans doute la situation sommaire des enfants aujourd’hui vivant dans les zones contaminées…

 

… L’AIEA et l’OMS ont tenté de faire tomber la nuit sur les conséquences de la catastrophe russe, laissant supposer que vingt-cinq ans plus tard, tout était réglé. C’est un mensonge…  puisque d’immenses zones demeurent contaminées pour jamais, des générations entières ont vu leurs vies sacrifiées compte tenu de leur angoisse à mettre au monde des enfants anormaux ou de subir un cancer, et le nombre de morts reste à terme une inconnue sans compter le danger que présente toujours la centrale.» (Page 24) Fin de citation

 

… page 25 «non seulement conduit les Européens à être habitués à vivre au voisinage des centrales nucléaires (la France étant le pays en proportion, le plus doté de centrales nucléaires) comme s’il ne pouvait rien arriver, mais aussi contribué à «convertir» plusieurs pays émergeants… gorgés de soleil et souvent aucune infrastructure  technique et humaine ont été vivement incités à se doter de centrales présentées comme le parangon du progrès et de l’accès à l’égalité avec les pays industrialisés. Non seulement la Lybie de Kadhafi et les pays du Golfe, du Sahara ont aussi été démarché. Comme le remarquait le doyen Vedel, cela a autant de sens que de doter les ours de manteaux en fourrure… » Fin de citation

 

 

Ensuite apparaît  une réelle révélation concernant le réacteur n°4 de la centrale de Fukushima.

 

Page 29 «De graves dissimulations

 

Les défaillances majeures dans l’évaluation sont d’abord venues de fraudes, de dissimulations et pour tout dire de l’absence de contrôle.

 

En 1974, Mitsuhiko Tanaka supervisa la construction par Hitachi de la cuve du futur réacteur numéro4 de la centrale de Fukushima Daiichi. Au cours de la dernière étape du processus de fabrication, d’une durée de deux ans et demi, une erreur technique provoqua le gauchissement  de la paroi de la cuve. Cette malfaçon aurait dû, si l’exigence de sûreté avait prévalu, conduire à sacrifier la cuve défectueuse. Au lieu de cela, Tanaka se vit demander de la refaçonner de manière à masquer le défaut. Par la suite, l’ingénieur a eu des remords et, après l’incident de Tchernobyl, il a quitté l’industrie nucléaire. En 1988, Tanaka a signalé le problème  de la cuve de Fukushima au ministre du Commerce japonais, avant de raconter l’histoire dans un livre intitulé Pourquoi le nucléaire est dangereux. 

 

Au moment du tremblement de terre du 11 mars, le réacteur n°4 était à l’arrêt. «Ce réacteur n°4 était une véritable bombe à retardement, observe Tanaka. Qui sait, ce qui serait produit s’il avait été en service au moment du séisme ?»  L’ingénieur a déclaré au New York Times : «Il était  temps de remplacer ce réacteur. Le tsunami  aurait de toute façon causé de gros dégâts. Mais les tuyaux, la mécanique, les ordinateurs, l’ensemble des réacteurs sont vieux, et cela n’a pas aidé.»

 

Tepco, la calamiteuse    entreprise qui exploitait  la centrale, a admis n’avoir pas respecté certains équipements liés aux systèmes de refroidissement, lesquels font cruellement défaut aujourd’hui.  De plus, le «J’accuse» des techniciens nucléaires japonais souligne que l’installation  de ces centrales s’est faite avec des règles de sûreté manifestement  très insuffisantes, voire avec une grande légèreté puisque, par exemple, les canalisations n’ont pas été  enterrées mais étaient à même le sol.

 

Plus encore, la société Tepco a elle-même reconnu avoir triché avec les résultats des contrôles  qu’elle avait  effectués. Cela démontre au-delà de la catastrophe d’origine naturelle, la prétendue sécurité absolue ne l’était que sur le papier…. La méthode de simulation  hautement scientifique  qui avait été utilisée conduisait à évaluer la hauteur maximale  d’une vague de tsunami à Fukushima à 5,7 mètres : c’est sur cette base qu’auraient été construits les murs de protection.

 

Le 11 mars 2011 la vague a atteint  bien davantage, même si ce ne fut que de 14 mètres  comme annoncé pour mieux justifier  la catastrophe…. Dès 2006, le sismologue Ishibashi Katsuhiko avait averti le gouvernement et les experts nucléaires que les centrales japonaises étaient trop vulnérables aux séismes… en février 2011, les autorités de sûreté japonaises venaient de renouveler pour dix ans l’autorisation  de fonctionnement du réacteur  n°1 de Fukushima Daiichi, alors que les défauts étaient connus. On connaît la suite.» Fin de citation    

 

J’ajouterais, pour bien mesurer l’impact de la catastrophe de Fukushima, il faut bien pénétrer que le modèle de la centrale est le même que les centrales américaines, françaises… et que le système de sûreté de toutes les centrales du monde est désormais faillible, sans évoquer l’indifférence de l’Etat japonais à l’égard des victimes et que penser des survivants qui vont s’installer une année après la catastrophe dans une zone hautement contaminée ???  

 

De fait, le nombre de 58 réacteurs nucléaires pour toutes les centrales françaises est un chiffre hautement erroné et cet avis n’engage que moi-même, d’autant que peu de personnes sont employées au sein des centrales, notamment où sont les réacteurs par mesure de sécurité sanitaire, ce qui est une évidence. Donc, le nombre de réacteurs réels est un secret bien gardé.

 

J’ai une assez bonne mémoire auditive et Martine Aubry répondant à Jean-François Copé sur le plateau de France2 après le premier tour des présidentielles donnant l’avantage à François Hollande :

 

Jean-François Copé «Vous pensez fermer la centrale de Fessenheim ? »

 

Martine Aubry «Oui. Nous fermerons les 58 réacteurs à Fessenheim.» J’ai recherché sur Youtube l’intégralité de la soirée, en vain.

 

Quoi qu’il en soit, le secteur nucléaire est classé secret-défense et c’est uniquement le Président en personne qui prend les décisions. Toutes les commissions de contrôle sont des pantins articulés, même le ministre de l’environnement Jean-Louis Borloo n’assistait plus aux réunions ! Celui qui tire  les ficelles est au plus haut sommet de l’Etat.  

 

Page 60-61  «La situation européenne :

 

…Quelles qu’aient pu être les évolutions des traités de l’Union Européenne, l’Euratom (cliquer que le lien) a subsisté, interdisant aux institutions communautaire, et en particulier au Parlement européen, d’intervenir sur tous les sujets…. Ainsi ni l’Agence européenne de l’environnement  ni le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies ne peuvent évoquer le sujet ! C’est une conception totalement dépassée de la démocratie. Les questions de radioprotection, les sujets liés  à la sûreté nucléaire relèvent incontestablement de la compétence de l’Euratom, même si la directive assez vague sur la sécurité  a pu être votée en 2009. … pour ce qui touche aux normes, donc aux conséquences sanitaires de cette énergie, l’Euratom garde tout pouvoir. Est-ce normal ? Non, d’autant que 54 % du budget de la recherche communautaire sont alloués à l’Euratom.»  

 

Page 62 «En France, jusqu’à l’arrivée de Jean-Louis Borloo, le contrôle de l’Etat  sur le nucléaire était, en apparence, soit partagé entre le ministère de l’Environnement et celui de l’Industrie… l’expression «en apparence»  doit être utilisée dans la mesure où la question nucléaire a toujours été tranchée directement par l’Elysée…. L’attribution du ministère à l’énergie a donc fait long feu.… il s’agissait de créer l’illusion d’un contre-pouvoir de l’environnement face aux puissants réseaux dont disposent les dirigeants du secteur nucléaire. … très vite Jean-Louis Borloo a accepté d’être absent de ce débat…» Fin de citation

 

Au regard des risques sanitaires, l’exploitant des centrales est tenu de prendre une assurance en fonction de la convention de Vienne ou celle de Bruxelles. Page  63 Corinne Lepage évoque un consortium des compagnies d’assurances offrant une capacité d’indemnisation en cas de sinistres de 541 millions d’euros.  Japon, la capacité est de 728 millions… «A titre de comparaison, la Suisse a évalué à 4000 milliards d’euros le coût d’un accident nucléaire !»  

 

Page 68  L’exception française

 

«Au final, la poursuite de cette industrie se fait dans l’opacité, avec des règles particulières totalement dérogatoires au droit commun et dans un contexte où la priorité absolue lui est donnée au détriment des intérêts sanitaires et, au-delà, du budget et de l’économie.

 

Il en va ainsi parce que l’énergie nucléaire est la seule industrie dont on accepte aujourd’hui qu’elle fasse courir aux Français un péril mortel, qu’elle crée des déchets qu’on ne sait pas traiter, dont la toxicité va durer des milliers d’années et pour laquelle il n’y a en réalité aucune assurance. Autrement dit, l’Etat nucléaire est incompatible avec l’Etat démocratique et avec toute politique de développement  durable, même soft….» Fin de citation

 

Lutter contre la désinformation

 

L’auteur évoque alors la rétention d’informations de l’autorité nucléaire sur le terrain avec les commissions locales d’information (CLI) qui sont informées au compte-gouttes (écouter en lien, l’émission complément d’enquête du 18 avril 2011 après l’incident de Fukushima) et ne reçoivent que des expertises contradictoires rendant impossible la moindre prévention d’incidents éventuels sur le terrain. (P 78)

 

Un accident nucléaire en France et au-dessus de nos moyens

 

Page 83-84  De nombreux incidents ont eu lieu dans notre pays, sachant que ces incidents auraient pu être catastrophiques «Saint-Laurent-des Eaux en 1969 ; Chooz en 1968 ; Saint-Laurent-des-Eaux de nouveau en 1980 où la fusion de deux combustibles du réacteur A2 a rendu celui-ci indisponible pendant deux ans et demi. C’est l’accident le plus grave répertorié en France (classé niveau 4 sur l’échelle INES).

 

Page 85-86 Corinne Lepage évoque les exercices de simulations d’accident nucléaire dans l’hexagone. Ils ont été réalisé dans les centrales de Cattenom et du Bugey près de l’agglomération lyonnaise. Le plus remarquable fut réalisé le 15 janvier 2009  à Belleville-sur-Loire dans le Cher. Tristement, l’exercice s’est avéré catastrophique, bien que chacun fût averti,  ce fut une pagaille généralisée !!! Commentaire du Maire

 

«Nous étions dans un exercice  prévu avec des gens  préparés ; qu’est-ce qui se passerait en cas d’incident réel dans une situation  qui surprendrait les gens et où la communication serait plus problématique ? …. Vu de la Mairie où nous avions heureusement apporté du travail pour nous occuper, l’exercice de la mise à l’abri des personnes était calamiteux.»   

 

Ces exemples de simulations montrent bien comment la sûreté nucléaire n’a jamais envisagé la protection des habitants en cas d’incident grave comme celui de Tchernobyl, de Fukushima. Pire, la proximité d’agglomération fortement peuplée, comme celle de Nogent-Sur-Seine, située à 60 kilomètres de la région parisienne et à 110 kilomètres de Paris ou le centre de Bugey qui est seulement à 35 kilomètres de Lyon (Sources Wikipédia : La région urbaine de Lyon regroupait ~ trois millions d’habitants en 2004. Aujourd'hui on estime à 3.2 millions d'habitants la population totale de la région urbaine de Lyon.)

 

Bien sûr, il n’est pas évoqué ici, les centres de stockage des  déchets hautement radioactifs, les piscines à quelques kilomètres de Paris et de l’usine de la Hague.  (P88) Ensuite, si les populations parviennent à intégrer un centre de confinement, le principal problème sera l’eau potable en bouteille, les légumes, les fruits frais et toute l’alimentation pour une population d’environ douze millions d’âmes… A ce jour, rien n’a été prévu.

 

Deux incidents graves ont été classés niveau3 : La Hague en 1981 et Gravelines en 1989. Un nouvel incident est intervenu à Blayais en 1999. Un autre, totalement déclassé sur l’échelle INES (International Nuclear Event Scale), a eu lieu à Tricastin le 9 juillet 2008 : une fuite d’effluents contenant 74 kg d’uranium a déclenché de la radioactivité à l’extérieur du site, une contamination de l’eau potable et de la nappe phréatique.

 

Rappelons que le Gard est une région fortement fruitières, légumières et viticoles (vigne). Les producteurs locaux ont dû changer l’appellation de leurs produits afin de les vendre…  

 

Page 91 «L’accident du Tricastin, lequel n’a donné lieu qu’à une radioactivité extérieure très modeste (qui aurait dû entraîner au minimum son classement  à 3 sur l’échelle INES) a d’ailleurs conduit, en 2008, les viticulteurs et les agriculteurs  à changer d’appellation car plus personne ne voulait acheter les produits cultivés dans la région. La société Areva-Socatri a été condamnée le 14 octobre 2010 à 40000 euros  d’amende par le tribunal correctionnel de Carpentras pour avoir caché à l’autorité de sûreté nucléaire (ASN) le grave accident qui s’était déroulé en 2008, dans ses installations de Tricastin… » Fin de citation  

 

Corinne Lepage explique que l’incident de Tricastin ressemble fort à celui de Fukushima, puisque le scénario envisagé était la perte du circuit de refroidissement conduisant à une fusion du cœur et à une rupture  des tubes générateurs de vapeur. L’unique différence étant que l’incident de Tricastin a duré une heure ( ???)  ce qui ne fut point le cas du réacteur2 de Fukushima qui fuit encore à l’heure où j’écris.

 

 

P89-91 Un sapeur-pompier témoigne «…le confinement des populations ne s’improvise pas… dans les faits, la tâche sera encore plus difficile avec des ordres et des contrordres, l’affolement et la panique (accidents routiers, embouteillages etc…)… Si la contamination est massive, ce sera le sauve-qui-peut mais du bon côté (direction du vent – j’ajoute et s’il n’y a pas de vent ???)  car la première protection, c’est la distance, la seconde protection, le temps d’exposition, sachant que la dose de radioactivité absorbée est directement proportionnelle à la durée.»

 

«Lorsqu’on sait, par exemple, que Nogent-sur-Seine  est situé en Amont  de la Seine et en amont de l’alimentation des nappes phréatiques  parisiennes, on ne peut que s’interroger indépendamment  de la pollution gazeuse, sur les conséquences vertigineuses d’une pollution radioactive des eaux du Bassin parisien. Dès lors, les conséquences sanitaires d’un accident majeur en France serait catastrophique et en vérité… ingérables…

 

…Lorsque l’Union Européenne met en place un système  de contrôle de contamination  des produits, elle le fait pour ceux qui sont importés du Japon et pas seulement pour ceux provenant de Fukushima…. Le risque nucléaire fait peser sur notre agriculture une menace permanente.» Fin de citation

 

Page 92 - L’auteur souligne l’importance du problème économique lié au tourisme qui aurait des conséquences terribles sur l’emploi, en termes économiques. Il s’agit de pièces détachées fabriquées en France qui seraient mis en cause par un tel incident. Bien sûr, il y a le coût humain, les malades à prendre en charge et la décontamination des zones fortement polluées. Tout ceci aurait un coût que seul le contribuable français paierait compte tenu qu’Areva et EDF sont fortement endettés à ce jour.

 

 

Enfin, le contribuable sera ponctionné encore davantage afin de mettre en place les entreprises spécialisées dans les nouvelles technologies axées sur le photovoltaïque ou la fabrication d’éoliennes…

 

Les trous sans fond du nucléaire : Une nouvelle machine infernale

 

Tout d’abord, il y a le projet ITER qui est une fusion nucléaire produisant non pas de l’énergie, mais de la chaleur. Contrairement à ce qu’en prétendent les adeptes, l’énergie utilisée est un combustible nucléaire mais en quantité moindre, présentant l’avantage de produire moins de déchets.

 

Article d’Anygold au sujet du programme ITER, le plus pharaonique des projets, peut-être l’équivalent du Concorde que Airbus a merveilleusement remplacé avec le succès que l’avionneur européen EADS connait.  

 

 

Au cours de l’émission scientifique de France Inter, présenté par Mathieu Vidard «La tête au carré» ce Lundi 7 mars 2011, Guy Laval (cliquez sur ce lien pour écouter l’intégralité de l’émission)   physicien des Plasmas,

 

Directeur au CNRS évoque «La fusion nucléaire» qui devrait voir le jour après la fission. Il explique qu’au lieu de fissurer l’atome pour créer de l’énergie, les physiciens ont eu l’idée de fusionner deux atomes entre eux, ce qui démultiplie de façon spectaculaire l’énergie nucléaire libérée. Seulement, la chaleur de milliers d’atomes devient si forte, qu’il faudrait imaginer une cuve supportant des températures s’élevant à des millions de degrés… Cette cuve reste à inventer.

 

Depuis 1946, la fusion nucléaire est à l’étude, car les déchets sont moindres qu’en utilisant la fission de l’atome. Précisons que les déchets produits par la fusion ont une durée de vie plus courte… mais il y a de toute façon des déchets dont personne aujourd’hui, ne sait réellement quoi faire !

 

Le 13 octobre 2008 un article publié sur France culture : «L'énergie stellaire. Après vingt ans de tractations, le projet de réacteur expérimental à fusion thermonucléaire, baptisé ITER voit, aujourd'hui, le jour en France. Il est implanté sur le site de Cadarache*  dans les Bouches-du-Rhône. Il s’agit par ailleurs d’une zone hautement sismique dont les dégâts de 1909 restent dans les mémoires des descendants. Une dalle en béton a été construite pour résister à un éventuel séisme.  

  

 

« C'est en juin 2005, qu'un accord historique a été signé entre l'Europe, le Japon, les Etats-Unis, la Russie, la Chine et la Corée du Sud pour cela…. » Fin de citation

Au micro de Mathieu Vidard, Guy Laval évoque Cadarache qui est seulement à une cinquantaine de kilomètres d’Aix en Provence, une petite ville du Sud de la France que j’adore depuis ce jour, où notre prof de «Couture» nous avait accompagnées pour découvrir un défilé de mode qui eut lieu dans un salon de thé de la ville.

 

L’usine nucléaire de Cadarache abritait la construction du super phénix doté d’un supergénérateur de deuxième génération. Ce site a été fermé par Lionel Jospin qui était alors au gouvernement de François Mitterrand. Bien sûr d’autres ateliers ont poursuivi la tâche immense dont celle du projet ITER, consistant à produire une énergie équivalente en degrés Celsius, à celle du soleil et davantage c’est-à-dire 150 millions de degrés Celsius…

 

La part financière de la France pour ce projet est de 15 milliards d’euros qui vont être retranchés de la dotation attribuée à la recherche scientifique, qui bien sûr refuse pareille alternative. Et, d’après Monsieur Laval, c’est là, que le bât blesse, pour le moment... Car nombreux sont encore les problèmes à résoudre pour que le programme ITER ne deviennent réalité... dans une cinquantaine d’années… au mieux !

 

A la fin de l’interview, Monsieur Laval avoue qu’il serait beaucoup moins coûteux  d’installer à Cadarache un laboratoire de recherche approfondi sur le photovoltaïque et toutes les énergies renouvelables qui libèrent peu ou pas de déchets, ni gaz carbonique dans l’atmosphère….

 

Cependant, il semblerait plus raisonnable de transformer l’énergie solaire en électricité, plutôt que de vouloir se mesurer à tout prix, à mère nature.

 

 

* Risque sismique sur le site de Cadarache qui est situé sur la faille dite «Faille de la moyenne Durance» ou d'Aix-en-Provence - Durance, de direction NNE-SSW, la plus active de France, et à proximité d'une autre, celle de la Trévaresse, de direction E-W, qui a engendré le plus grave séisme jamais enregistré en France métropolitaine, le Séisme de 1909 en Provence.

 

La commune de Saint-Paul-lès-Durance a connu plusieurs épisodes sismiques. Un, le 11 juin 1909 d’intensité 5,5 ; un deuxième le 19 juillet 1963 et un troisième le 26 janvier 1967 d’intensité 4,5. La Ville de Manosque, à proximité, a connu deux épisodes sismiques : un le 13 décembre 1509 et l’autre le 14 août 1708. Ces deux événements ont provoqué des dégâts importants aux constructions et sont recensés dans la base de sismicité historique (www.sisfrance.net) avec une intensité de VIII à Manosque.

 

Selon l'Autorité de sûreté nucléaire, 6 installations du Centre devront être arrêtées pour non-conformité aux normes antisismiques actuellement en vigueur : l'atelier de Technologie du Plutonium : 2002 (fermé en 2003) ; la station de traitement des déchets et effluents : 2006 ; Le magasin central des matières fissiles : 2010 ; le parc d'entreposage des déchets : 2015 ; le laboratoire d'examen des combustibles actifs : 2015 ; l'entreposage Pégase : 2015 – Sources Wikipédia (risque sismique)   Fin de l’article 

 

 

Il y a également, la cherté du réacteur EPR, générateur de troisième génération, (cliquer sur le lien) fabriqué en France par le groupe AREVA pour une centrale nucléaire Finlandaise :

 

Page 121 «en France, le coût de l’EPR de Flamanville initialement prévu à 3 milliards, a été réévalué  à 4 milliards d’euros, puis 5,33 voire 6 milliards (soit 100 % d’augmentation, ce qui est énorme). Sus évoqué qui conduirait plutôt à un coût de 6 à 8 milliards d’euros… avant Fukushima.

 

Il faut dire que le groupe AREVA a démarré une construction, en 2005, d’un EPR en Finlande… des malfaçons en série, la remise en cause par les autorités locales de la sécurité du site a pulvérisé le calendrier initial avec un retard de quarante-quatre mois. Soit près de quatre ans !... la mise en service aurait lieu en 2013. La situation des deux EPR en construction impacte très lourdement les finances d’EDF et d’Areva. Mais les finances publiques pourraient bien être sollicitées ; en effet, la Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur (Coface)  garantit l’EPR finlandais à hauteur de 610 millions d’euros, pour le compte de l’Etat….»

 

Page 122 Au sujet de la sûreté du générateur EPR, d’importantes réserves ont été émises concernant le contrôle de commande :

 

«Le 15 octobre 2009, l’ASN  (Autorité de Sûreté Nucléaire) avait indiqué à EDF que la sûreté d’un équipement constitutif du contrôle de commande du réacteur de Flamanville3 n’était pas démontrée et avait demandé à EDF d’apporter des éléments de justification…» En 2010 ce fut ASN américaine qui mit en cause la conception de l’EPR

 

http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=824

 

Il est bien évident, que c’est d’abord l’usager qui utilise l’électricité d’origine nucléaire qui paie déjà plus chère sa facture d’électricité et ensuite le contribuable français constatant qu’un nouvel impôt est prélevé pour faire face aux dépenses du démantèlement des  centrales  anciennes, pour régler le coût du traitement des tonnes de déchets, l’entretien et la transformation de l’énergie d’origine nucléaire en électricité et malheureusement, financer la construction de nouvelles centrales.

 

Le coût pharaonique du démantèlement

 

Page 171 «… Le risque que pressentait la cour des comptes en 2005 en recommandant la constitution d’un fonds extérieur à l’exploitant  - et son augmentation – est désormais évident. Ces recommandations n’ont pas été suivies. Au contraire, EDF a procédé à une sous-évaluation massive du coût réel du démantèlement et est parvenue à supprimer l’existence effective des garanties financières susceptibles d’être mobilisées. Désormais ce sont les contribuables qui seront appelés à payer le coût du démantèlement…. A fortiori une sortie du nucléaire à moyen terme exigerait un démantèlement plus rapide que celui programmé par EDF (s’étalant jusqu’en 2080)…

 

Ce scénario catastrophe s’est déjà produit à une petite échelle avec le précédent de Marcoule (c’est le premier site nucléaire de grande taille à être démantelé en France… un processus qui devrait encore se poursuivre ces trente années à venir. Le coût de l’opération avait été évalué à l’origine à 5,6 milliards d’euros. En 2004 au moment de l’ouverture du capital d’EDF et la transformation de la Cogema en Areva, ces entreprises avaient transférées  aux Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) c’est-à-dire l’Etat, la charge du démantèlement de Marcoule et de Pierrelatte.  (Cliquer sur le lien, précisant que Marcoule était à l’origine un site militaire.)

 

 

Une évaluation malhonnête : La question de l’aval du cycle – page 180-181

 

Les déchets nucléaires seront à l’évidence revalorisés dans un futur proche et se trouverait donc, sans traçabilité possible dans des matériaux de construction, des routes par exemple.

 

Ici en lien, une émission de Arte – 2008 -  évoquant le problème des déchets nucléaires. Le site de Hanford aux Etats-Unis dans l’Etat de Washington abritait en plein désert un programme militaire – Manhattan - démarré en 1939 – afin de produire la première bombe atomique  qui sera lancée sur Nagasaki en août 1945…

 

 http://www.youtube.com/watch?v=2EqEZR2sraw&feature=endscreen&NR=1  18’

 

http://www.youtube.com/watch?v=ccnI_-1dtYQ&feature=relmfu  n°2

 

http://www.youtube.com/watch?v=fWVl0r2Rw2k&feature=relmfu n°3

 

http://www.youtube.com/watch?v=vcZwOpQr3I0&feature=relmfu n°4

 

http://www.youtube.com/watch?v=0oP6uHGXQ-A&feature=relmfu n°5 Fin du reportage

 

 

Alors que je croyais avec une grande naïveté, que seul les soviétiques pouvaient considérer le peuple à l’image d’imbéciles sans cervelle, je me trompais. Avant eux, dans l’Etat de Washington aux Etats-Unis, la rivière Colombia a accueilli durant des années (1943-1987) tous les déchets hautement radioactifs de l’usine nucléaire de Hanford.

 

Incroyablement, des familles entières américaines de la petite ville à proximité s’y baignaient joyeusement, ignorant exposer leurs corps fragiles au développement de cancers à plus ou moins long terme. Des analyses de sang étaient régulièrement faites sur la population, sans jamais fournir le moindre résultat aux intéressés. C’est exactement l’attitude des Russes à l’égard du peuple après Tchernobyl. Ces malheureux disent :

 

« Nous n’avons pas d’argent pour aller vivre ailleurs. C’est ici que je suis né. Alors... » En revanche l’Etat soviétique disposait des moyens financiers à  prendre en charge le déplacement des populations sinistrées, ainsi que l’Etat japonais aujourd’hui, pour celles de Fukushima.   

 

De fait, partout dans le monde les gens riches sont intouchables, ils peuvent même donner la mort à ceux du peuple en toute impunité comme dans l’affaire du Médiator – procès ajourné pour vice de procédure – alors qu’il n’en existe aucun il va être inventé !

 

En revanche, si un salarié règle un achat, un loyer et que le chèque revient impayé, il lui sera facturé quarante euros de frais !!!

 

Je suis écœurée de vivre dans un monde où les mensonges sont justifiés, où les menteurs sont au sommet de l’Etat, où la misère est bafouée par les hommes de pouvoir, d’argent. Que d’égarement non sanctionné. Même parmi le peuple, je pense au commentaire d’une internaute Belge : «Nous avons besoin des patrons. Il ne faut pas les faire payer davantage.»

 

Bien sûr, les patrons font vivre des familles, alors faisons payer ceux qui n’ont guère plus de 1200 à 3000 euros par mois pour vivre.

 

J’ajouterais, félicitons les patrons voyous ayant thésaurisé, sur le travail des Français, des millions d’euros dans l’industrie, et d’investir là,  où la main d’œuvre est moins coûteuse. Voilà la réalité, voilà les responsables de la paupérisation de tous les Français et de la désindustrialisation du pays. Merci encore à ces patrons-là.     

 

 

 

Il est bien difficile de conclure le résumé de ce livre car bon nombre d’alinéas sont relativement long. Toutefois, il semblerait que les centrales nucléaires exigent peu de personnels – je crois par mesure de sécurité sanitaire – alors que les énergies renouvelables demandent plus de main-d’œuvre. Association négaWatt.

 

 

Page 189 «L’association NégaWatt, formée d’experts prônant  la sortie du nucléaire, évaluait le nombre d’emplois créés dans les énergies renouvelables à 190 000 en 2010, 295 000  en 2030 et 610 000 en 2050 à condition qu’une politique volontariste soit mise en place. Rapporté à un programme éolien équivalent, la création d’emplois générés par la construction  et le fonctionnement d’un EPR   est 4,7 fois moindre : respectivement 630 339 emplois pour l’éolien contre 133 477 pour l’EPR... L’exemple allemand est édifiant : le secteur des énergies renouvelables  a créé «120 000 emplois en quatre ans, passant de 160 000 à 280 000 entre 2004 et 2008, l’engagement de l’industrie allemande des énergies renouvelables est de créer  500 000 nouveaux emplois  (sources Héloïm Sinclair sur Naturovox lire à partir de :

 

«benchmarker» ce qui va se passer outre Rhin dans le domaine des énergies vertes n’est pas de l’éco-masochisme franco-allemand...) » Fin de citation

 

Par ailleurs, il semblerait que Corinne Lepage voit juste. Nicolas Sarkozy rêvait d’être le fournisseur majoritaire d’électricité en Europe mais la France est loin du compte, puisque la France achète des mégawatts en 2009 pendant un mois entier !

 

Quant à l’indépendance énergétique de la France est une vue de l’esprit compte tenu que l’uranium enrichi est fourni par le Canada et le Niger...

 

Autre point soulevé par Corinne Lepage, les pontes de tout bord qui siègent autant au sein de groupes «verts»  que parmi les pronucléaires, ce qui permet à cette industrie de se tenir au fait des actions, des découvertes des énergies vertes...

 

En conclusion, la France a eu une chance extraordinaire de passer à gauche, ceci autorisera le nouveau Président des Français, à changer une politique pronuclaire depuis le Général De Gaulle qui aujourd’hui a paupérisé une partie des Français – les capitaux investis dans une industrie dont le coût final sera payé par les générations futures sur des décennies – sans évoquer le déficit budgétaire des comptes de l’Etat dont la dette est abyssale...  

 

 

Fin

 

Par anygold - Publié dans : Economie-Politique
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